04/07/2012

Japon: Des niveaux élevés de césium relevés dans les poissons d'eau douce de la région de Fukushima

Japon: Des niveaux élevés de césium relevés dans les poissons d'eau douce de la région de Fukushima

 

Gobie.jpgHier le ministère de l'environnement du Japon a publié les résultats d'une étude menée entre décembre 2011 et février 2012 sur les cours d'eau, rivières et lacs, ainsi que sur 8 points de la zone côtière de la région de Fukushima. Cette étude a constaté des niveaux élevés de césium dans les poissons de la région.


Les plus importants, 2600 becquerels par kilogramme ont été trouvés dans un gobie, petit poisson d'eau douce, prélevé dans une rivière qui passe par le village de Iitate vers Minamisoma City, au nord de centrale de Fukushima.

Des taux importants, de 330 à 670 becquerels par kilogramme, ont aussi été relevés sur des insectes d'eaux qui se nourrissent de poissons morts.

Vers Iwaki City au sud de la centrale, les poissons marins affichaient des taux compris entre 200 et 260 becquerels par kilogramme.

Le ministère a confirmé que ces taux étaient important, et souligne qu'il restera longtemps vigilant tout en continuant de prélever régulièrement des échantillons d'eau et de poissons afin de prévenir la population sur l'évolution de la situation dans le temps.

 

© Nature Alerte

23:17 Écrit par Junior dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/06/2012

Japon : plus de 7 millions de personnes disent "Au revoir l'énergie nucléaire"

La pétition "Au revoir l'énergie nucléaire" qui a pour objectif de recueillir au moins 10 millions de signatures d'ici à la mi-juillet a déjà obtenu 7,23 millions de paraphes. C’est ce qu’ont annoncé à Tokyo les responsables de l'opération.

Des militants anti-nucléaires japonais ont mis en place une pétition intitulée "Au revoir l'énergie nucléaire". Une initiative qui vise à démontrer que 80% de la population japonaise aspire à se passer d'énergienucléaire et que réaliser des économies d’énergies supplémentaires est encore possible. Soutenue par des personnalités telles que le prix Nobel de littérature Kenzaburo Oe, le compositeur et pianiste Ryuichi Sakamoto ou encore le journaliste dénonciateur de scandales Satoshi Kamata, la pétition formule diverses exigences. 

Elle demande l’arrêt définitif et le démantèlement des 50 réacteurs actuellement stoppés, le gel des projets de construction, le renoncement aux surrégénérateurs, la mise en place d'une usine de retraitement et enfin l'accélération de la transition vers les énergies renouvelables. Cette pétition, ouverte aux étrangers, fait bien entendu suite à l'accident de Fukushima. "Depuis cette catastrophe, la nature alentour (prés, champs, forêts, rivières, mers) est polluée et de nombreuses personnes qui vivaient à proximité ont tout perdu", insistent les militants qui dénoncent une énergie excessivement dangereuse et difficilement maîtrisable.

Cités par l'AFP, ils soulignent également que "les répercussions ne se limitent pas aux environs de la centrale. On ignore les effets que cet accident aura sur diverses régions et personnes, particulièrement les enfants". M. Oe a déclaré hier, lors d'une manifestation qui a rassemblé environ 2.300 personnes en plein Tokyo, que la "pétition possède une puissante force, nous allons continuer". Et pour cause, sur les 10 millions de signatures attendues, la pétition en compterait déjà 7,23. Plusieurs autres événements anti-nucléaires sont ainsi programmés dans la capitale nippone dans les semaines à venir.

http://www.maxisciences.com/centrale-nucl%e9aire/japon-pl...

12:31 Écrit par Junior dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/06/2012

Japon: des dizaines de tonnes de sardines s'échouent mystérieusement

Japon: des dizaines de tonnes de sardines s'échouent mystérieusement dans un petit port de pêche, l'odeur dans la ville est pestilentielle


  japon.jpgDes dizaines de tonnes de sardines se sont échouées mystérieusement dans le petit port de pêche d'Ohara de la ville d'Isumi de la préfecture de Chiba au Japon ces 2 derniers jours.


Selon la presse locale les sardines ont commencé à s'échouer mystérieusement  le 3 juin vers midi jusque dans l’après midi du 4. Plusieurs dizaines de tonnes se sont ainsi accumulées dans le port et l'odeur dans la région est devenue pestilentielle.


Les images postées sur Tweeter révèlent l'ampleur du désastre, et les commentaires les accompagnant confirment que le petit port sera fermé jusqu’à demain pour pouvoir en assurer le nettoyage. Les pécheurs locaux sont abasourdis par le phénomène, et restent impuissant à expliquer les raisons de cette hécatombe mystérieuse.

Source: Nature alerte

 

19:29 Écrit par Junior dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/05/2012

40 millions de japonais en extrême danger par empoisonnement aux radiations, évacuations de masse probables

306112_3579407455440_1580770511_2700102_2098828032_n.jpg

 

Des officiels japonais sont actuellement engagés dans des pourparlers avec des diplomates russes sur la possible délocalisation de dizaines de millions de japonais dans le cas très probable d’un effondrement total de l’unité 4 de Fukushima Daiichi. Selon un rapport récent de EUTimes,net, les autorités japonaises ont indiqué qu’au moins 40 millions de japonais sont en  "extrême danger" d’empoisonnement radioactif, et que de nombreuses villes de l’est, y compris Tokyo, peuvent devoir être évacuées dans les prochaines semaines ou mois pour éviter un empoisonnement à des radiations extrêmes.

Comme nous continuons de le rapporter, la situation à Fukushima est désespérée, c’est peu de le dire. Le réacteur 4 est sur le point de s’effondrer complètement, ce qui enverrait dans l’atmosphère du combustible provenant de milliers de barres. Ces barres, après tout, sont déjà exposées à l’air libre, mais la libération de leur combustible causerait non seulement une catastrophe régionale, mais aussi un holocauste mondial.

Le Mainichi Daily a récemment rapporté :  "Un rapport publié en février par la commission indépendante d’investigation sur l’accident a déclaré que la piscine de stockage du réacteur 4 était le maillon faible dans les crises de réaction en chaîne de la catastrophe nucléaire ».

 "Le scénario du pire établi par le gouvernement inclut non seulement l’effondrement de la piscine du réacteur 4, mais aussi la désintégration des barres de combustible de tous les autres réacteurs de la centrale. Si ceci devait arriver, les habitants de la zone métropolitaine de Tokyo seraient obligés d’évacuer."

Pour mettre en place des solutions pour les japonais les plus proches du danger, les autorités envisagent de reloger des dizaines de millions de japonais dans les îles Kouriles, situées dans la région de Sakhaline, ou même en Chine, où des centaines d’habitations de villes fantômes non utilisées pourraient abriter au moins 64 millions de réfugiés. Si cette délocalisation devait se produire, le Japon deviendrait en grande partie une friche stérile.

Une  "vague" de déchets hautement radioactifs se dirigerait vers la côte ouest des US.

Pour les japonais, la catastrophe de Fukushima représente une disparition complète de leur nation, alors que pratiquement rien n’est fait pour contenir les milliers de barres de combustible exposées qui pourraient exploser avec la chute du réacteur 4. Mais les conséquences de tout ceci ne sont pas limitées seulement au Japon, car le reste du monde, y compris les US, supporteront le poids de cette bombe nucléaire aussi. Nous souffrons déjà, en fait, des conséquences de cette guerre nucléaire qui n’est pas une guerre.

À la fin de l’année dernière, par exemple, il a été rapporté que des officiels américains ont ordonné à TEPCO de relâcher 10 millions de litres de déchets radioactifs dans l’océan Pacifique. Aujourd’hui, selon The Intel Hub, ces déchets arriveront bientôt sur les grèves de la côte ouest, à l’insu de millions d’américains vivant dans cette région, qui y seront exposés.

Cette nouvelle  »vague » de radiations est, bien sûr, en supplément de vagues plus anciennes qui ont déjà tué des milliers de gens, beaucoup d’entre eux étant des enfants, et provoqué une augmentation considérable de cas de cancers. Et avec le temps de plus en plus de gens vivant en Amérique vont commencer à développer des maladies chroniques en résultat d’un empoisonnement perpétuel par Fukushima et beaucoup mourront, alors que les médias de masse restent volontairement silencieux sur le problème.

Et le gouvernement fédéral a toujours su que la catastrophe devenait la plus mondialement sévère de l’histoire, comme il l’a été prouvé par la récente demande d’une loi sur la liberté de l’information. Non seulement les autorités fédérales sont conscientes des extrêmes dangers venant de Fukushima depuis les premiers jours, mais elles ont aussi orchestré des campagnes de désinformation pour garder les américains et le reste du monde dans l’obscurité au sujet de la vérité.

Comme ni les US ni les gouvernements japonais semblent vouloir vraiment gérer Fukushima, et en particulier la condition du réacteur 4, NaturalNews en appelle aux Nations-Unies pour mener une action rapide. Une nouvelle pétition presse les NU d’organiser un sommet sur la sécurité nucléaire pour s’occuper du problème du réacteur 4, et établir aussi une équipe indépendante d’évaluation pour le stabiliser et empêcher son combustible de détruire potentiellement toute vie sur terre.

(NaturalNews)

Traduction par Chantalouette et Hélios du Bistro Bar Blog

 

09:05 Écrit par Junior dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/05/2012

Les vidéos de la tornade en banlieue de Tokyo

ca.PNG

 

Au moins 30 personnes ont été blessées dimanche par le passage d'une tornade à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Tokyo. Plusieurs dizaines de maisons ont été endommagées, et des milliers de personnes privées d'électricité.

Des pompiers et des équipes médicales se sont rendus à Tsukuba, une ville durement frappée par la tornade. Un garçon de 14 ans, blessé, était dans un état grave, et dix autres personnes étaient soignées dans des hôpitaux, selon les pompiers.

Selon la chaîne de télévision NHK, quelque 200 maisons ont été endommagées. Et d'après Tokyo Electric Power Co. (TEPCO), 24.000 foyers étaient privés d'électricité, alors que des vents violents et des éclairs s'ajoutaient aux dégâts provoqués par la tornade.

La centrale de Fukushima n'a pas été affectée par la tornade, a précisé TEPCO.

Les tornades sont relativement rares dans la région de Tokyo. 

 

 

 

 

 

 

15:13 Écrit par Junior dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/05/2012

Après Fukushima les morts se multiplient ! (la famille royale touchée)

Leucémies, pneumonies, saignements de nez, des diarrhées, de la toux, des thyroïdes enflées.


Même la famille impériale est touchée.

Dans cette vidéo sous-titrée en français, on voit entre autres le Dr Masamichi Nishio, chef du centre anti-cancéreux d’Hokkaïdo commenter le livre de Yablokov et Nesterenko et témoigner que la CIPR (Commission Internationale contre les rayonnements) a renoncé à étudier les effets des radiations internes car cela aurait gêné le développement de l’industrie nucléaire.





Les mères de Fukushima avaient alerté le monde dès le mois de juin : les enfants avaient des saignements de nez, des diarrhées, de la toux, des thyroïdes enflées... Elles n’ont eu cesse d’informer et d’agir pour que tous les enfants soient évacués de la région de Fukushima. Encore dernièrement, elles se sont mobilisées à Tokyo pour sensibiliser la population, mais en vain pour l’instant. Pourtant, l’actualité semble leur donner raison. Un grand nombre d’informations convergentes indiquent que, suite à la catastrophe nucléaire, l’état général de la santé des Japonais vivant dans une vaste région correspondant au moins à 8 % du Japon est en train de se dégrader.


Tweet d'un habitant d'Ibaraki : "Je travaille dans un hôpital d'Ibaraki. Il y a eu des patients avec des saignements de nez perpétuels en avril. Il y en a eu sans raison avec de la diarrhée et de la fièvre en juillet. Maintenant même les membres du personnel de l'hôpital souffrent de diarrhée sans raison...Ça commence à craindre." Tweet d'un habitant de Fukushima : "Mon ami vit à Iwakashi. Il vient finalement de commencer à avoir de l'hématurie (sang dans les urines). Mes petits enfants ont des saignements de nez. Ils ne peuvent évacuer parce qu'ils n'ont pas assez d'argent." 
Même si ces tweets n’ont aucune valeur statistique, ils se rencontrent de plus en plus souvent et sont à mettre en relation avec l’augmentation de certaines pathologies, visible sur ces graphiques mis en ligne par le gouvernement japonais : conjonctivites, pneumonies, et diverses autres maladies sont en nette augmentation en 2011.
Ci-dessous le tableau publié par le gouvernement japonais concernant les cas de pneumonies :

fukushima-statistiques.jpg

On avait déjà remarqué chez les enfants de Fukushima que leur thyroïde avait été affectée. Un groupe de chercheurs, sous la direction du Professeur Satoshi Tashiro de l'Université de Hiroshima, avait contrôlé la glande thyroïde de 1149 enfants de la préfecture juste après l'accident, en mars, de la centrale nucléaire. De l'iode 131 avait été détecté chez environ la moitié des enfants. Les enfants, que l’on a affublés de dosimètres, semblent ainsi être devenus des sujets de recherche ! Chez les jeunes évacués, on avait aussi remarqué des dysfonctionnements de la glande thyroïde. Plus au sud, dans la préfecture de Gunma, 80 % des patients atteints de problèmes thyroïdiens voient aujourd’hui leur état s’aggraver. Devant l'inquiétude et la pression des parents, une étude à grande échelle sur les problèmes de thyroïde a commencé le 10 octobre : 360 000 enfants de la région de Fukushima seront suivis de manière régulière tout au long de leur vie.


D’autres anomalies ont été remarquées pour ces enfants vivant en zone contaminée comme la perte de poids, le ralentissement ou l’arrêt de la croissance et même des attaques cardiaques, ce qui peut être mis en lien avec la grande toxicité du césium-137. L’ACRO, laboratoire français, a aussi fait des mises en garde à plusieurs reprises, à partir d’analyses effectuées sur l’urine des enfants de Fukushima : 100 % des prélèvements révèlent la présence des césiums radioactifs. Ainsi, plus de 4 mois après les rejets massifs de radioactivité dans l’environnement, ils étaient toujours contaminés alors que leurs parents font des efforts pour limiter cette contamination interne. Il est fort probable que cela soit dû à la nourriture.

ministre-Yukio-Edano-legumes-Fukushima.jpg

   Le ministre Yukio Edano mange des légumes à Fukushima même si ça doit le tuer...



Et pourtant, cette nourriture contaminée, on la vante et on en fait la promotion pour ne pas laisser tomber la région de Fukushima et son économie agricole. Mais… un présentateur vedette de la télévision japonaise, Norikazu Otsuka, qui mangeait des produits irradiés devant les caméras « pour montrer leur innocuité », a dernièrement été diagnostiqué par son médecin comme ayant contracté une leucémie aiguë.


L'empereur du Japon hospitalisé
Un autre promoteur et consommateur des légumes de Fukushima, l’empereur du Japon lui-même, vient également d’être hospitalisé, ainsi que deux autres membres de sa famille. Akihito souffre d’une pneumonie, la princesse Aiko a contracté une Mycoplasma pneumoniae, et la princesse Masako serait victime de fièvre et de toux : ils ont tous les trois des symptômes communs. Or la pneumonie, nous l’avons vu, est une maladie qui augmente fortement au Japon cette année ; Takeo Nishioka, Président de la Chambre des conseillers de la Diète du Japon est d'ailleurs décédé d’une pneumonie le 5 novembre 2011 à l’âge de 75 ans. Même si les cas de l’empereur et de sa famille n’auront pas forcément la même issue, on peut s’interroger sur ces cas à répétition. En avril, on tentait d’expliquer l’augmentation des cas de pneumonies dans la région de Tohoku par l’ingestion d’eau de mer : au moins 11 personnes étaient mortes de pneumonie et environ 150 avaient été hospitalisés dans la préfecture de Miyagi, le nombre de patients étant de cinq à six fois plus élevé que d’habitude. Mais aujourd’hui, comment expliquer cette augmentation ? Comme pour Tchernobyl, il est probable que les radionucléides, en contamination interne, provoquent ces maladies respiratoires.


Le problème, ce sont ces irresponsables qui se bousculent à la télévision japonaise pour faire croire aux gens que la situation n’est pas grave. Ainsi, d’après plusieurs scientifiques médiatisés, le plutonium ne serait pas si dangereux. La radioprotection pour tous n’est pas un concept avancé au Japon. Et la population, quand elle ne s’organise pas de manière autonome, en fait les frais. Une télévision alternative, OurPlanet-TV, informe de manière indépendante en diffusant des émissions sur le sujet même de la santé. Par exemple, en juillet dernier, l’émission ContAct a invité Mika Noro, présidente de l'association "Le pont pour Tchernobyl", qui a partagé son expérience : s’étant rendue au Bélarus en 1993 (pays le plus touché par les retombées radioactives de Tchernobyl), elle a éclairé avec lucidité et compétences les symptômes cliniques chez les enfants de Fukushima. Après la catastrophe de Fukushima, Our Planet-TV a lancé une enquête pour savoir si les retombées radioactives avaient eu des effets sur la santé de la population. Suite à cet appel, ils ont été amenés à étudier plus de 500 cas. Cette enquête met ainsi en évidence que la radioactivité, même à faible dose, a des effets réels sur la santé, ce qui était déjà connu par ailleurs avec la reconnaissance de l’augmentation du risque de cancer.

 

Source: zebuzzeo

19:13 Écrit par Junior dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/04/2012

Fukushima réacteur 4, un danger au delà de tout ce qu’on a connu

Le diplomate Akio Matsumura nous prévient que la catastrophe nucléaire de Fukushima peut devenir un évènement capable de mettre en péril toute vie sur Terre.

Selon l’ambassadeur Mitsuhei Murata "si le bâtiment estropié du réacteur 4 s’effondre, cela va provoquer l’abandon forcé des six réacteurs à cause des radiations dégagées, mais cela affectera aussi la piscine de combustible usé commune contenant 6375 barres de combustible, située à 50 mètres du réacteur 4" Le nombre total des barres de combustible irradié sur le site de Fukushima Daiichi hors cuves des réacteurs est de 11421. C’est *entre autres* environ 85 fois la quantité de Cesium 137 relâché à Tchernobyl.

Sources : http://bit.ly/I1Z46O Blog d’Akio Matsumura : http://bit.ly/Hk0GpK


Fukushima réacteur 4, un danger au delà de tout... par kna60

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Fukushima-reacteur-...

19:39 Écrit par Junior dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/04/2012

Fukushima est entré en fusion. Confirmation

centrale_de_Fukushima.jpgFukushima est entré en fusion, c’est confirmé
 

Le 6 avril, Reuters a signalé que “le noyau du réacteur nucléaire de Fukushima au Japon est entré en fusion et a traversé la cuve du réacteur,”déclare le républicainEdward Markey lors d’une audience à la Chambre à propos de la catastrophe :

“J’ai été informé par la Commission de Réglementation Nucléaire (CNR) que le noyau a tellement chauffé qu’une partie de celui-ci a probablement fondu dans la cuve du réacteur.”

Promouvant avec inconscience la prolifération nucléaire, la Commission de Réglementation Nucléaire américaine est tristement célèbre pour dissimulation et déni de ses effets nocifs. En conséquence, leurs rares aveux confirment vraiment une réelle fusion du cœur dans un ou plusieurs réacteurs, signifiant qu’énormément de rayonnement est relâché de manière incontrôlable dans l’atmosphère, l’eau et le sol, sur une vaste zone. C’est le scénario cauchemar ultime qui se déroule actuellement, mais ne vous attendez pas à de grands reportages dans les médias ou des explications des représentants du gouvernement.

Néanmoins, le 6 avril, les écrivains du New York Times Matthew Wald et Andrew Pollack ont mis en gros titre “Le coeur du réacteur touché fuit probablement, annoncent les États-Unis “ :

” La CNR américaine a déclaré mercredi qu’une partie du cœur d’un réacteur japonais touché avait probablement fui de sa cuve en acier vers le fond de la structure de confinement, impliquant que le dommage était encore pire qu’on ne le pensait.”

Bien pire, en fait, parce que le matériau du coeur en fusion brûle ensuite de manière incontrôlée à travers la fondation en béton, ce qui signifie que tous les paris sont ouverts.

Le 5 avril, James Glanz et William Broad ont titré ainsi le Times : ” Les Etats-Unis voient une panoplie de nouvelles menaces à la centrale nucléaire du Japon” :

Des ingénieurs américains ont prévenu “que la centrale nucléaire en difficulté…. est confrontée à un large éventail de nouvelles menaces qui pourraient persister indéfiniment, et qui dans certains cas, devraient augmenter en raison des mesures mêmes prises pour garder la centralestable, selon un rapport confidentiel du CNR.

Les menaces identifiées comprennent:

- Possibilité d’autres explosions en raison de l’hydrogène et l’oxygène de l’eau de mer utilisés pour refroidir les réacteurs, qui pourraient avoir fait plus de mal que de bien. Selon l’ancienne conceptrice de réacteur, Margaret Harding:

«Si j’étais dans les chaussures des japonais, je serais très réticente pour avoir des tonnes et des tonnes d’eau dans un contenant dont l’intégrité structurelle n’a pas été vérifiée depuis le tremblement de terre», et très probablement sérieusement endommagé.

- En raison de préoccupations au sujet de dommages graves au cœur du réacteur, CNR a recommandé que du bore soit ajouté à l’eau de refroidissement pour modérer l’absorption des neutrons.

- Les barres de combustible usé exposées/ non protégées dans les unités 1, 2, 3 et 4 présentent des dangers extrêmes. Par ailleurs, des explosions ont soufflé dans l’atmosphère du matériau nucléaire “jusqu’à presque deux kilomètres des unités”, indiquant de beaucoup plus grands dégâts que précédemment dévoilés.

David Lochbaum de l’Union of Concerned Scientists (UCS) (union des scientifiques inquiets) estime:

“Ceci brosse un tableau très différent, et suggère que les choses sont bien pires. Ils pourraientavoir encore plus de dégâts à longue échéance, si certaines de ces choses ne fonctionnent pas pour eux …. Ils ont eu beaucoup de choses désagréables (à manipuler), et un faux pas pourrait rendre la situation bien bien pire. “

D’autres experts pensent que la criticité a été atteinte, ce qui pose de bien plus grands dangers que révélés.

Pourtant, le gouvernement et les fonctionnaires de TEPCO prétendent toujours “pas de risque immédiat pour une explosion d’hydrogène ” ou un dommage grave pour la santé humaine. En fait, les niveaux de danger sont maintenant extrêmes. Plus à ce sujet ci-dessous.

Même le CNR a admis que l’eau salée a “sévèrement restreint” et probablement bloqué les circuits. En outre, à l’intérieur du noyau, “il n’y a probablement pas de niveau d’eau (il est donc) difficile de déterminer la mesure du refroidissement qui a accès au carburant.” Peut-être aucun, et trois réacteurs ou plus sont touchés, un ou plusieurs en fusion.

Opinions d’experts indépendants

Le 4 avril, le géoscientifique et expert international en radioactivité Leuren Moret, a déclaré lors d’une interview par Alfred Lambremont Webre qu’Obama et le Premier ministre canadien Stephen Harper vont cacher les effets d’une guerre nucléaire tectonique sur l’Amérique du Nord par les retombées de Fukushima. En fait, les cartes de radioactivité de l’Institut norvégien pour la recherche atmosphérique (NILU) confirment une contamination sur la côte ouest, le Midwest et l’Ouest du Canada, et dans certaines régions plus élevée qu’au Japon.

De I’iode-131 radioactif dans l’eau de pluie échantillonné près de San Francisco a été trouvé à plus de 18.000 fois au-dessus des normes fédérales de l’eau potable. Les échantillons de l’Idaho, du Minnesota, de l’Ohio,de la Pennsylvanie et du Massachusetts ont montré de l’iode-131 jusqu’à 181 fois supérieur à la norme, et qui devrait augmenter. Il fait aussi son apparition dans le lait.

En conséquence, les mesures mobiles dans certaines parties de l’Amérique et le Canada ont été suspendues jusqu’à nouvel avis pour dissimuler la gravité de la catastrophe.

Moret a cité deux éminents scientifiques en nucléaire qui ont déclaré publiquement que le nord du Japon (un tiers du pays) est inhabitable et doit être évacué. Marion Fulk est l’un des scientifiques du projet Manhattan qui a aidé à développer la bombe à hydrogène. Il a également été expert en retombées sur l’atmosphère américaine quand les tests ci-dessus ont été effectués.

Le Dr Chris Busby est l’autre, le spécialiste des rayonnements ionisants. Le 30 Mars, il a dit à la télévision Russia Today que la contamination de Fukushima causera au moins 417 000 nouveaux cancers.

Moret a appelé Fukushima une opération “false flag” pour affaiblir un rival économique, nuire à l’économie, l’agriculture et la pêche, et compromettre sa détente avec la Chine. Par rapport à Tchernobyl, Fukushima libére énormément plus de rayonnement, peut-être de trop énormes quantités pour imaginer les effets potentiellement catastrophiques sur le monde.

En réponse, le Japon, l’Amérique et le Canada sont dans le déni. Les niveaux acceptables d’exposition au rayonnement ont été élevés. Les tests atmosphériques américains et canadiens ont été suspendus. Les autorités de l’État ont dit aux médecins de Californie de ne pas donner de l’iode pour les patients concernés. Mesurer le rayonnement dans le lait a également été arrêté.

La contamination se répand de l’Arctique à l’équateur. Les isotopes radioactifs à longue durée de vie provoqueront des ravages sur la santé humaine et l’environnement pour des générations. Moret a dit que les formes de vie développées sur des milliards d’années seront détruits dans un siècle.

Le 29 mars, un article de Chris Busby de Rense.com s’intitulait “Démolir les experts nucléaires” :

“Ce que ces gens ont en commun c’est l’ignorance. (beaucoup de ceux) qui apparaissent (dans les grands médias) et pontifient n’ont pas vraiment fait de recherche sur la question du rayonnement et de la santé. Ou s‘ils l’ont fait, ils ont…. raté toutes les études clés et les références. (D’autres sont) réellement méchants en disant qu’on n’a rien à craindre de Fukushima, rien comme Tchernobyl ou Three Mile Island.

En fait, Fukushima est déjà bien supérieur aux deux autres et ira de plus en plus mal avec les disséminations de rayonnement qui se poursuivent et s’étendent. Busby citait Joseph Conrad en disant: «après que tous les cris se sont tus, le silence sinistre des faits demeurent.”

” «Je crois que (l‘éventail des) experts charlatans“, a déclaré Busby, “sont pénalement irresponsables, car leurs conseils mèneront à des millions de morts …. J’espère qu’ils seront envoyés en prison où ils pourront avoir beaucoup de temps pour lire les preuves scientifiques (montrant) que leur avis était fondé sur l’analyse mathématique de l’air léger. “

Il a cité le regretté professeur John Gofman, un grand expert responsable américain de l’énergie atomique à la Commission, qui a démissionné, en disant:

“L’industrie nucléaire est une guerre contre l’humanité.”

Jusqu’à présent, en fait, il a gagné. On est entré dans un “endgame” qui décidera si oui ou non l’humanité survivra. ”Pas d’une soudaine guerre nucléaire”, a déclaré Busby. “Mais d’une guerre nucléaire en cours et progressive qui a commencé avec les rejets dans la biosphère au cours des années 60 par toutes les retombées des essais atmosphériques, et qui s’est continué inexorablement depuis (à ce jour), accompagnée par un accroissement parallèle des taux de cancer et la perte de fertilité de la race humaine. “

” Busby l’appelle «le scandale de santé publique le plus grand de l’histoire humaine ….» Qui peut être en désaccord ?

Un dernier commentaire

Dans un e-mail personnel, le chercheur en environnement, le Dr Ilya Perlingieri a expliqué les dangers du déversement par les japonais de milliers de tonnes d’eau radioactive dans le Pacifique, en disant:

Nous sommes tous en grave danger! Ceci a été de la folie ! Cette eau radioactive va venir ici (vers l’Amérique). Ça ne fait aucun doute. Les courants l’emmèneront vers la côte ouest et contamineront les plages et toute la vie marine entre la côte et le Japon. Ce qui s’évapore naturellement viendra alors par les courants aériens sur le reste des États-Unis et le reste de la planète! “

«C’est homérique, et ce n’était pas un accident.”

SOURCE 

 

Je pense que vue la gravité de l’article, il serait bon de transmettre ces informations le plus largement possible, non pour effrayer les gens, mais pour les informer sérieusement et les inciter à se prémunir au mieux.

Egalement prévenir les correspondants américains qui seront aux premières loges (par e-mail ou par des forums et blogs).

C’est bizarre, mais je ne suis pas étonnée de toutes ces révélations, comme si c’était quelque chose qui devait arriver…

 

 http://bistrobarblog.blogspot.com/2011/04/article-tres-im...

Merci à Hélios pour la traduction.

Pour les sources de l’article:

- Article repris sur InternationalNews, qui l’a repris d’un article de Stephen Lendman (http://sjlendman.blogspot.com/) qui l’a repris d’une émission de radio du 5 avril dont voici le lien :

http://www.progressiveradionetwork.com/the-progressive-ne...

 

Lu sur Realinfos

11:50 Écrit par Junior dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/03/2012

Effacer Fukushima

Voilà un petit temps que je n'ai plus mis d'infos régulièrement sur le site(travail oblige)mais je vais me remettre à jour Sourire,commençons par le Japon.


fukushima.jpg

 

 

Les faits présentés ci-dessous sont réels. Ils ont servi et servent à atténuer l'impact d'informations dramatiques sur l'industrie nucléaire, voire à faire oublier aux hommes qu'une catastrophe de grande ampleur a lieu sur la Terre, celle qui a commencé il y a un an à Fukushima. 

Toutes les astuces utilisées pour cacher les données, pour minimiser les dangers, pour éviter de reconnaître les responsabilités seront évidemment réutilisables pour la prochaine catastrophe qui ne manquera pas d'arriver bientôt, selon les lois statistiques, à l'un des 440 réacteurs répartis tout autour de la planète. 

Alors voyons, quelles sont ces astuces ? 

1) Effacer les données 

Au Japon, les données de contamination obtenues via Speedi entre le 11 mars et le 15 mars ont été effacées « par mégarde ». Le système Speedi était sensé alerter la population rapidement en cas de pollution radioactive. Il n'a pas été utilisé, car les données recueillies ont été estimées « surréalistes ». 
http://mainichi.jp/select/today/news/20120322k0000m04003000... 

2) Etre frappé d'amnésie 

« Je n'ai pas dormi pendant plus d'une semaine, et je ne me souviens de presque rien », a déclaré M. Haruki Madarame, directeur de la NISA (agence japonaise de sûreté nucléaire). Quand on est directeur de la sécurité nucléaire, il n'y a pas besoin d'assumer, il suffit d'être amnésique. 
http://bistrobarblog.blogspot.fr/2012/02/japon-16-fevrier... 

3) Ne pas communiquer les informations sensibles 

Si toutefois on ne peut pas faire autrement, attendre plusieurs mois, par exemple avant d'annoncer la fonte des cœurs des réacteurs. 
http://fukushima.over-blog.fr/article-fukushima-1-2-3-a-f... 

Si par hasard un organisme de sécurité vous demande la copie d'un rapport, il suffit de le caviarder pour éviter d'être reconnu responsable. 
http://www.gen4.fr/blog/2011/09/nouvel-exemple-de-transpa... 

4) Une fois les cœurs fondus, ne jamais utiliser le mot « corium » et ne jamais parler de reprise de criticité. 

Si on en parle par mégarde, se rétracter immédiatement. 
http://www.yomiuri.co.jp/dy/national/T111103004770.htm 

5) Surtout, ne pas diffuser les images des explosions ! 

La vidéo de l'explosion de l'unité 4 n'a jamais été rendue publique. 

La vidéo de l'explosion de l'unité 3 ne doit plus être diffusée. 
Exemples : 
- Le documentaire « Fukushima » (Thierry Lefranc) ne montre aucune explosion. Pourtant cette vidéo est censée expliquer les circonstances de la catastrophe. 
http://www.dailymotion.com/video/xngj0l_fukushima_webcam 

- « Le déroulement de l'accident de Fukushima Daiichi » (IRSN) ne montre pas l'explosion de l'unité 3. Pourtant, ce film est censé détailler le déroulement de l'accident de la centrale de Fukushima Daiichi. 
http://www.youtube.com/watch?v=gF19Ukb4S-I&feature=pl... 

Et bien sûr, si une explosion dont on a malencontreusement diffusé la vidéo a une allure bizarre, a un panache noir ou est trop puissante, surtout marteler qu'il s'agit d'une explosion d'hydrogène. Il n'est pas nécessaire d'en dire plus, les gens n'y connaissent rien en explosion nucléaire. 

6) Nier une explosion si elle n'est pas visible 

Tepco a modifié sa position sur l'existence d'une explosion dans le réacteur 2 et a conclu, 7 mois après les faits, qu'elle n'a pas eu lieu. Il est en effet préférable de nier ce qui ne se voit pas. 3 explosions au lieu de 4, c'est toujours ça de pris. 
http://bistrobarblog.blogspot.fr/2011/10/japon-2-octobre.... 

7) Faire des tours de magie pour démontrer l'innocuité de la radioactivité 

Par exemple, boire en public de l'eau de refroidissement d'un réacteur nucléaire, comme l'a fait Yasuhiro Sonoda, secrétaire parlementaire. 

8) Diffuser des cartes truquées 

Une carte de contamination du Japon a été diffusée, puis rapidement modifiée. Il ne faut pas affoler inutilement les populations. Il ne faut pas non plus accréditer l'idée que la pollution radioactive ait pu retomber à des centaines de kilomètres de la centrale. 
http://www.netoyens.info/index.php/contrib/11/11/2011/chr... 

9) Ne jamais parler de plutonium 

Ne parler que de l'iode et des césiums, surtout ne pas parler ni rechercher de traces de plutonium, d'américium, de strontium, etc. qui ont des périodes radioactives trop longues. Et si par hasard on retrouve du plutonium, surtout dire qu'il n'est pas dangereux pour la santé et qu'il provient des essais atmosphériques des années 60. Mais en général, il faut éviter de rechercher du plutonium, ça permet de ne pas en trouver, et du coup de ne pas inquiéter la population. 
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/41ce34ca-692c-11e1-8096-4... 

Si on est obligé de parler de plutonium, alors il ne faut pas hésiter à mentir, à la télévision, on peut dire n'importe quoi ça passe bien et ça rassure les gens : 
« Si vous comparez la toxicité, le plutonium, lorsqu'il est ingéré, n'est pas très différent de celle du sel. » (Tadashi Narabayashi) 
http://fukushima.over-blog.fr/article-peut-on-boire-du-pl... 

10) Modifier les seuils légaux 

Comme on ne peut pas tout manipuler et que les gens achètent des compteurs Geiger, un moyen radical est de changer les normes. S'il y a trop de radioactivité, il suffit que le gouvernement décrète des seuils plus hauts. Par exemple au Japon, les normes de radioactivité pour l'eau potable ont été relevées : le taux limite était précédemment de 10 Bq/litre pour le césium et l'iode ; il est à présent de 200 Bq/litre pour le césium et de 300 Bq/litre pour l'iode. 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cons%C3%A9quences_sanitaires... 
Comme la radioactivité est invisible et inodore, tout le monde n'y voit que du feu ! 

Une autre astuce est de déplacer les sondes. Au Japon, on les a remontées entre 20 et 80 m au dessus du sol et de ce fait les mesures ont été plus faibles. Peu importe si cela conduit les enfants japonais à être exposés à 20 mSv/an ‒ comme la limite des travailleurs d'une centrale nucléaire en France ‒ cela ne se verra pas. S'ils tombent malades dans l'avenir, personne ne pourra prouver l'origine des maladies. 
http://fukushima.over-blog.fr/article-20-millisievert-an-... 

11) Eparpiller les déchets radioactifs dans tout le pays 

Cette technique est nouvellement expérimentée au Japon, mais ça marche ! Cela a deux avantages : d'abord ça permet d'augmenter en douceur le bruit de fond radioactif général sans créer de manifestation antinucléaire ; la banalisation de la radioactivité est l'avenir de cette énergie ! Ensuite cette dissémination des radionucléides dans l'environnement provoquera des maladies mieux réparties sur l'ensemble du territoire japonais, ce qui permettra de pourfendre l'idée que la région de Fukushima a été plus atteinte que les autres, et donc que globalement, un accident nucléaire n'est pas si catastrophique que ça. 



Si des municipalités refusent de brûler des déchets radioactifs, proposer aux élus de plus grosses enveloppes. L'industrie nucléaire réussit à acheter toutes les consciences, que ce soit pour la construction d'une centrale, l'implantation d'un centre de stockage et maintenant l'acceptation d'incinérer ou d'enterrer des déchets radioactifs n'importe où. 

12) Ne jamais utiliser le terme de catastrophe 

Préférer les termes « accident » ou « incident » qui sont plus appropriés. L'industrie nucléaire n'a pas les moyens d'assumer une nouvelle catastrophe, Tchernobyl a déjà beaucoup trop coûté. 
http://www.stop-nucleaire31.org/spip.php?article61 

Et surtout, toujours faire l'amalgame avec la catastrophe naturelle provoquée par le tsunami, c'est très important de brouiller les pistes. 

13) Diffuser des articles affirmant que l'accident n'a fait aucun mort. 

Il est important que ces articles soient écrits par des « experts scientifiques ». 
Exemple, l'article de Michael Hanlon publié dans le Daily Telegraph et repris par de nombreux sites francophones, « Tsunami : 20 000 morts - Fukushima Daiichi : zéro mort » 
http://fukushima.over-blog.fr/article-fukushima-zero-mort... 

Il est primordial de diffuser cette idée que l'énergie nucléaire n'est pas dangereuse. Peu importe s'il y a déjà eu des morts ou s'il y en aura, le seul intérêt visé étant la sauvegarde des profits générés par l'industrie nucléaire. 

Utiliser les hommes politiques pour diffuser ces mensonges est important, ça fait plus sérieux : 
« [Le nucléaire] est une énergie qui n'a tué personne ». (Gérard Longuet) 
http://lelab.europe1.fr/t/le-nucleaire-une-energie-qui-n-... 

14) Si par malheur il y a des morts, ne jamais dire que les personnes sont mortes à cause de la radioactivité. 

Il existe des tas de noms de maladies, il faut utiliser un de ces noms, c'est assez simple : leucémie foudroyante, infarctus, surmenage, etc. 
Sinon, une astuce pour éviter de parler des décès des ouvriers est de ne pas comptabiliser les employés qui font des travaux dangereux, surtout dans les premiers mois. Il suffit d'utiliser massivement des entreprises de sous-traitance, de licencier les ouvriers concernés une fois qu'ils ont terminé leur travail et le tour est joué ! 
http://fukushima.over-blog.fr/article-les-disparus-de-fuk... 

15) Organiser la vie des territoires contaminés comme si rien ne s'était passé pour faire croire à la population que tout est normal.  

Exemple : organiser des marathons sur les routes et chemins contaminés de la préfecture de Fukushima. Le fait d'utiliser des enfants qui n'ont pas conscience du danger est excellent en termes d'impact visuel : « Si les parents laissent leurs enfants respirer à pleins poumons la poussière de Fukushima, c'est qu'il n'y a vraiment aucun danger », pensent les gens qui ont connaissance de ces évènements. 
Marathon de novembre 2011 : http://fukushima-diary.com/2011/11/lets-die-together-mara... 
Marathon du mois de mars 2012 : http://fukushima-diary.com/2012/03/death-marathon-again/ 

16) Effacer des moteurs de recherche les liens directs vers des articles trop sensibles 

Ce qui est gênant avec l'Internet, c'est que d'autres sites reprennent ces articles et que les internautes peuvent finalement y avoir accès. Il est très regrettable que la population obtienne trop d'informations sur les effets des radiations à faible dose sur la santé car des millions de personnes vivent à côté de centrales nucléaires dans le monde. Désinformer sur les faibles doses est primordial pour l'avenir de l'industrie nucléaire. 
Au besoin, il ne faut pas hésiter à neutraliser les scientifiques qui tendraient à prouver ces dangers. 
Exemple : le professeur Bandazhevsky, recteur de l'Institut de médecine de Gomel, a été condamné à 8 ans de réclusion après avoir tenté de faire connaître ses résultats sur les faibles doses pour les enfants de Tchernobyl. 
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/cata_banda_w... 

17) Et surtout, il faut à la fois minimiser et positiver ! C'est excellent pour le moral, et ça permet de ne pas à avoir à expliquer l'inexplicable. 

Quelques exemples : 
Ce n'est « pas une catastrophe nucléaire » (Eric Besson, ministre de l'industrie) 
http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/03/14/japon-... 

11 avril 2011 : « Dans trois mois (...) les habitants pourront théoriquement revenir » (Thierry Charles, IRSN) 
http://fukushima.over-blog.fr/article-le-nouveau-pellerin... 
Phrase en parfaite concordance avec ce que pense Jean-Marc Jancovici : « Il n'y a plus de raison sanitaire, aujourd'hui, d'empêcher le retour des populations évacuées à Fukushima, qui, au final, n'aura fait aucun mort par irradiation. » 
http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20120220trib000... 

« Le corium (...) s'est retrouvé en partie au fond des réacteurs, on verra en quoi ce n'est pas forcément un problème en termes d'impact environnemental. » (Olivier Isnard, IRSN) 
http://fukushima.over-blog.fr/article-fukushima-conferenc... 

Il faut aussi bien expliquer à la population que si on reste de bonne humeur, cela stoppe les radiations : selon le professeur Yamashita, Conseiller à la Gestion des risques de santé dus aux radiations dans la préfecture de Fukushima, « Pour dire la vérité, les radiations n'affectent pas les gens qui sourient, mais ceux qui sont soucieux. Cela a été clairement démontré par des études sur des animaux. » 
http://fukushima.over-blog.fr/article-france-et-japon-mem... 

« Nous souhaitons que tous viennent au Japon en toute quiétude pour travailler, étudier ou faire du tourisme." 
« Venir au Japon et acheter des produits japonais, y compris ceux produits dans les régions sinistrées, constitue le meilleur soutien à la reconstruction que l'on puisse fournir. » (ambassade du Japon en France) 
http://japon-gekokujo.over-blog.com/ 

« Nous avançons assurément vers la reconstruction et la régénération de notre pays » (Ichiro Komatsu, ambassadeur du Japon en France) 
http://www.fr.emb-japan.go.jp/actualite/2012/remerciement... 

18) Pour finir, une bonne couche de désinformation et le tour est joué ! 

Au cas où tout le reste ne prendrait pas, réaffirmer des mensonges fondamentaux du genre : « L'accident de Fukushima n'est pas un accident nucléaire » (le président de la république française, Nicolas Sarkozy) 
http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=321997 à 9:50 

Puis, produire des vidéos idylliques de ce type pour convaincre définitivement les récalcitrants, en particulier les touristes, pour leur faire croire qu'au paradis de Fukushima, la poussière du sol est propre, et que les enfants peuvent y jouer en toute quiétude. 






Donc résumons le discours des tenants de l'industrie atomique qui veulent effacer cette catastrophe nucléaire : oui, il y a bien eu un accident à Fukushima dans une centrale nucléaire. Mais bon, c'était il y a plus d'un an. En fait, il n'y a pas eu de mort, et la centrale est depuis longtemps sous contrôle. Le peu de radioactivité qui s'en est dégagé s'est finalement dilué dans l'immensité de l'océan, et de toute manière la radioactivité n'est pas dangereuse pour la santé. Au contraire, elle crée des paradis où il fait bon vivre et se régénérer. 

Vue comme ça, elle n'est pas belle la vie ?

 

Source: Fukushima.over-blog.fr

10:15 Écrit par Junior dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/03/2012

28/02 : Survol en hélicoptère de la centrale de Fukushima

 

 

ARTE - Thema : « Les leçons de Fukushima » ☞ 6 mars

 

15:52 Écrit par Junior dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/01/2012

Fukushima : cinq comités de crise n'ont gardé aucun compte-rendu de leurs réunions


Ou comment noyer le poisson dans l'eau

 

fukushima-nuclear-plant-explosion-21.jpgPas moins de cinq comités de crise constitués pour faire face à la triple catastrophe naturelle et nucléaire du 11 mars au Japon n'ont gardé aucun compte-rendu officiel de leurs réunions, a admis vendredi un fonctionnaire de l'Etat.

Plus tôt cette semaine, le gouvernement avait avoué que la cellule spéciale réunie autour du Premier ministre de l'époque, Naoto Kan, pour gérer l'accident atomique de Fukushima n'avait gardé aucune trace des discussions tenues lors de ses réunions, ce qui a déclenché des interrogations sur les autres commissions ad hoc.

Le gouvernement a ainsi reconnu ne pas avoir non plus les minutes de quatre autres organes d'urgence, renforçant ainsi l'image d'une gestion brouillonne du désastre déclenché par le séisme et le tsunami survenu le 11 mars dans le nord-est de l'archipel, la pire crise connue par le Japon depuis la Deuxième guerre mondiale.

Trois des comités n'ont pas même établi de brefs résumés de leurs entretiens, tandis que deux autres groupes de travail n'ont noté que partiellement le contenu des rendez-vous.

Face à ce constat dont l'actuel gouvernement n'est pas responsable, puisque la plupart des membres ont changé entre-temps, le vice-Premier ministre en exercice, Katsuya Okada, a ordonné de recréer d'ici à la fin février des résumés des rencontres à partir de témoignages.

L'absence de documents officiels sur ces réunions est qualifié de "grotesque" par Kazuhiro Hayakawa, professeur agrégé de droit administratif, et relève même selon lui d'une violation de l'obligation légale de tenir des minutes.

"Peu importe la situation d'urgence et l'obligation d'aller vite, il est absurde que n'aient pas été établis de comptes-rendus", a-t-il souligné.

"Je doute que cela ait été intentionnel de la part du gouvernement, mais je suppose que les fonctionnaires n'ont pas reçu clairement l'ordre de créer ces documents", a-t-il précisé, regrettant que cette erreur prive les experts de la possibilité d'étudier ce qui s'est exactement passé immédiatement après la catastrophe naturelle qui a fait plus de 19.000 morts et l'accident de Fukushima qui a forcé à évacuer une centaine de milliers personnes.

Cette énorme maladresse est pain béni pour l'opposition conservatrice qui y voit la preuve de l'inexpérience du Parti Démocrate du Japon (PDJ), formation de centre-gauche relativement jeune et arrivée au pouvoir en septembre 2009 après plus d'un demi-siècle de domination de la droite.

"C'est symptomatique de l'imprudence du gouvernement", a déclaré Hirofumi Nakasone, un ténor du Parti Libéral-Démocrate (PLD).

 

Source: Borusorama

16:46 Écrit par Junior dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |