23/05/2012

Les atrocités sont perpétrées par l'« armée syrienne libre »


sott.jpgLa désinformation à propos des évènements en Syrie atteint de tels sommets que nul ne peut se fier à ce que les journalistes en disent. Les « grand reporters de guerre » - Sofia Amara, Martine Laroche-Joubert, Christophe Kenck, Marc de Chalvron, Romaric Moins, Manon Loizeau, Paul Moreira, Edith Bouvier - entrés clandestinement en Syrie, pour aller séjourner à Baba Amr, en compagnie des combattants d'une prétendue « armée syrienne libre » (ASL), comment ont-ils pu présenter comme de sympathiques combattants pour la démocratie des hommes qui se livraient, selon nos témoins (*), à des atrocités contre la population de Homs ? 


Silvia Cattori : Deux attentats d'une ampleur jamais connue en Syrie ont secoué Damas, hier, 10 mai. Un carnage destiné à inciter les gens à ne plus soutenir Bachar El-Assad ? 

Réponse : C'est terrible ! Monstrueux ! Mais des attentats pareils ne sont pas organisés par des Syriens ! Un Syrien ne fait pas cela ! Ce sont des attentats commis par des gens manipulés, encadrés par des puissances étrangères. Tous les jours nos forces de sécurité saisissent des cargaisons d'armes et des millions de livres (monnaie syrienne) en provenance du Liban. 

Silvia Cattori : Ce sont des attentats commandités de l'extérieur selon vous ? 

Réponse : C'est exactement le même type d'attentat-suicide utilisé depuis l'intervention US en Irak. Faire un maximum de victimes. C'est le même procédé. Ils le mettent à exécution maintenant en Syrie. Ils ont pris pour cible une route à grand trafic à 8 heures du matin. C'est l'heure où les gens se rendent au travail et conduisent les enfants à l'école. Ils ont fait sauter une première voiture chargée d'explosifs. Ils ont attendu que les gens sortent des maisons, accourent de tous côtés vers le lieu de l'explosion, avant de faire sauter, la seconde bombe. Un camion portant des tonnes de ciment a été renversé par le souffle. Plus de quatre cent personnes ont été fauchées ; 55 sont mortes et parmi les blessés il y a de nombreux mutilés. 55 voitures pleines de citoyens ordinaires ont été carbonisées, 108 complètement détruites, 60 autres endommagées. Derrière ces attentats il y a la main d'Israël. Il y a la main d'autres services secrets étrangers. Ils veulent pousser la Syrie dans une guerre continue. Ces attentats ce sont des éléments étrangers à la Syrie qui les ont pilotés. Tout le monde ici pense la même chose. La Syrie est menacée depuis l'extérieur. Ces attentats ont été planifiés depuis longtemps et n'ont pu être exécutés sans qu'il y ait des complices à Damas. Comment deux voitures chargées d'explosifs auraient-elles pu entrer à Damas par la route sans se faire repérer aux nombreux barrages par les forces de sécurité ? 

Silvia Cattori : Vous n'êtes pas sans savoir qu'à l'extérieur, les journalistes tout comme les hommes politiques, continuent d'assimiler l'opposition syrienne à une « révolte populaire ». Massacre après massacre, ils répercutent les dires de Syriens qui attribuent les attentats à Bachar El Assad. Par exemple, Valérie Crova, envoyée par Radio France en Syrie a interrogé un Syrien qui lui affirme que « c'est la sécurité et le président qui sont derrière ces attentats ». [1] N'est-ce pas un encouragement adressé aux tueurs ? 

Réponse : Cette journaliste est folle ! Ou alors elle ment totalement ! N'a-t-elle pas vu les millions de Syriens qui sont descendus dans les rues depuis avril 2011 pour dire « Nous voulons Assad ? » Les Syriens, ici en Syrie, sauf une infime minorité d'extrémistes, sont unis derrière leur gouvernement. Moi-même, je vous l'ai dit, j'étais critique vis-à-vis du gouvernement. Mais je soutiens El-Assad. Les Syriens qui ont manifesté pour demander des réformes ont été entendus par le gouvernement. Nous avons voté pour une Constitution pluraliste. Nous avons un nouveau Parlement. Nous sommes libres de critiquer le gouvernement. Pourquoi cette journaliste ne fait pas parler les Syriens qui, en leur grande majorité, soutiennent le gouvernement ? Tous les Syriens sont opposés à ces bandes qui lancent des bombes contre les policiers, enlèvent des professeurs, des médecins des ingénieurs, des officiers de police. Nous sommes ici tous convaincu que si le gouvernement d'El-Assad s'en allait, notre situation serait encore plus terrible ; le sang coulerait encore plus, et la Syrie serait complètement détruite. 

Silvia Cattori : Mais l'opposition syrienne, invitée sur les ondes et les plateaux télévisés, a toute latitude pour donner un tout autre son de cloche et donner raison à ceux qui mentent et veulent votre perte ! Les porte-paroles du Conseil national syrien, donnent eux toujours raison à ces journalistes qui vous sont hostiles. L'opposante Randa Kassir affirmait le 10 mai « que celui qui profite de ces attentats c'est le régime syrien » [2] ? 

Réponse : Dieu et le diable savent que, ces atrocités, ce ne sont pas les Syriens qui les commettent. Des Syriens honnêtes ne diraient jamais cela. Les Syriens qui, à l'extérieur, affirment de pareilles choses et coopèrent avec les puissances étrangères qui veulent pousser notre pays à la guerre, sont des gens très sales, très corrompus. Comment peuvent-ils dire que c'est le gouvernement, dont les forces de sécurités sont tuées, enlevées, égorgées, lynchées, qui est derrière ces attentats ? Outre les nombreuses victimes, ces attentats -qui visent toujours les forces de sécurité, des bâtiments des services spéciaux syriens ou de la gendarmerie- causent de grands dégâts matériels, rendant la tâche du gouvernement encore plus difficile. 

Silvia Cattori : Votre gouvernement n'est-il pas en mesure d'empêcher ces attentats ?

Réponse : Ces attentats sont imprévisibles. Ceux qui les préparent se dissimulent dans la population. Il y a de nombreux mercenaires étrangers fanatiques ; ils viennent de Libye, de Jordanie, du Liban. La télévision syrienne a diffusé les confessions de 26 hommes - la plupart Tunisiens et Libyens - affiliés à Al-Qaïda. Cela explique tout. L'ambassadeur syrien auprès de l'ONU, Bachar Jaafari, a indiqué que douze étrangers figuraient parmi des combattants tués. Dont un Français, un Britannique, un Belge. Des forces étrangères à notre pays essayent de semer entre nous des haines confessionnelles. Cela nous ne pouvons pas le tolérer. Nous avons voté tous ensemble pour élire le Parlement. Nous sommes unis et attachés à notre gouvernement. Pourquoi, à l'extérieur, ne veut-on pas le voir ? 

Silvia Cattori : Les habitants de Homs qui avaient fuit sont-ils revenus ? Sont-ils aujourd'hui en sécurité ? 

Réponse : Oui et non. Si, à Baba Amr, il n'y a plus de bandes armées, dans certains quartiers de Homs les gangs continuent de tirer sur les forces de sécurité qui veulent défendre les habitants. Les chrétiens, les alaouites et nombre de musulmans sunnites ont fui en masse depuis l'an passé sans rien emporter. Quand ils reviennent, ils trouvent leurs maisons détruites ou occupées par les familles de sunnites proches des gangs. Mon beau fils, qui a quitté Homs il y a un an, est retourné l'autre jour voir sa maison dans le quartier de Baba Seeba. Il n'a pas vu de policiers dans les rues mais il a appris que les tueurs tirent toute la nuit ; une manière de dire : nous sommes toujours là. 

Depuis un mois, des centaines d'hommes, jeunes pour la plupart, parfois accompagnés de leurs familles, se rendent aux autorités. Dans un village sunnite à 13 kilomètres de Homs, quatre officiers déserteurs qui avaient collaboré avec les mercenaires de Baba Amr, se sont rendus quand le gouvernement a déclaré que les déserteurs ne seraient pas punis s'ils rendaient leurs armes. Au bout de quatre jours au maximum, ils sont libérés. 

Silvia Cattori : Ceux qui commettent ces atrocités n'en sont pas moins considérés par nos médias comme étant les bons « combattants de l'Armée syrienne libre » [3] ! 

Réponse : Il n'y a pas d'« Armée syrienne libre » (ASL). Il n'existe pas en Syrie quelque chose que l'on peut qualifier d'« armée de libération ». C'est une invention pour désigner des groupes, financés par le Qatar et l'Arabie Saoudite, rejoints par quelques déserteurs dont les chefs sont basés en Turquie. Comme preuve que l'ASL n'est nullement une armée d'honnêtes syriens qui veulent « libérer notre pays » mais des mercenaires, voici encore un exemple. L'autre jour, à Qusseir, Abdel Ghani Jawhar, un islamiste Libanais expert en explosif, [chef du groupuscule djihadiste Fatah Al-Islam] qui a rejoint la pseudo « armée de libération », a été tué en maniant la bombe qui devait être lancée contre nos forces de sécurité. 

Nous ne sommes à l'abri d'aucune vilaine surprise. Avant-hier (9 mai), j'ai vu un convoi de la Croix Rouge au barrage à la sortie de notre village. Je connais les policiers, j'ai un petit fils que j'accompagne à l'école, et qui aime les saluer. J'ai discuté avec eux et demandé aux conducteurs du convoi s'ils avaient besoin que je serve de traducteur. C'est ainsi que j'ai été heureux d'apprendre que ce convoi - quatre cars jeeps, deux doubles tracs, et un trac ordinaire - allait livrer des vivres à la population de Qusseir. Aujourd'hui, j'ai été très surpris d'apprendre par une personne venue de Qusseir, que le convoi de la Croix Rouge était allé livrer sa cargaison directement là où il y a ces bandes qui tournent leurs armes contre nous. En apprenant que la Croix Rouge est allée apporter les vivres à ces bandes de tueurs qui enlèvent, torturent, égorgent, j'étais très fâché. Des atrocités difficiles à imaginer sont commises. Nos terres sont en friche à cause d'eux. 

Depuis une année les villageois n'osent plus aller les cultiver car ils ont peur des mercenaires qui se cachent dans leurs vergers pour se déplacer et transporter des armes. À cause de cela et des sanctions internationales contre notre pays, les prix ont triplé. Un kilo de tomates qui coûtait auparavant 15 livres en coûte aujourd'hui 80 [6 livres = 1 dollar US]. Au village, chacun cultive maintenant des tomates, des laitues, des aubergines dans son petit jardin. Les jeunes ne veulent plus aller travailler la terre. Ils peuvent toucher chaque jour 500, 800, 1'000 livres pour aller tuer des policiers. Un homme de Qusseir, qui s'est rendu l'autre jour aux autorités, a avoué avoir touché 150'000 livres pour avoir enlevé et égorgé six soldats. Des soldats ont dit avoir reçu jusqu'à 180'000 livres pour avoir déserté, ce qui est une fortune ici en Syrie. 

Silvia Cattori : Vous parlez bien du CICR ? 

Réponse : Oui Madame. Je parle du CICR, de la Croix rouge internationale de Genève. Le convoi du CICR est allé à Qusseir apporter de l'aide à ceux qui dirigent leurs armes contre nos forces de sécurité, qui ont massacré de nombreuses familles et contraint beaucoup de gens à fuir ! Pour cette raison Madame, nous Syriens, nous sommes devenus méfiants et avons souvent exprimé notre crainte à l'égard des organisations humanitaires qui demandent à venir chez nous. Nous avons constaté qu'une fois ici, leur personnel prend le parti de nos adversaires, font des rapports mensongers, renforçant la propagande des pays qui veulent détruire notre pays. 

Silvia Cattori : Votre armée a perdu des milliers d'hommes. Va-t-elle pouvoir résister ? 

Réponse : Notre armée restera très forte. Elle ne s'immisce pas dans les affaires politiques. Elle accomplit son devoir de sauvegarder nos frontières, défendre notre pays. Elle vient en aide aux forces de police quand il le faut. Elle entoure Homs et, si c'est nécessaire, elle intervient pour combattre les mercenaires, comme elle l'a fait à Baba Amr. 

Silvia Cattori : Lors de notre dernière conversation, vous étiez optimiste. Après tout ce qui vient de frapper la Syrie, l'êtes-vous encore ? 

Réponse : Je serai toujours optimiste : je ne changerais pas, même s'ils venaient détruire ma maison. Je suis confiant comme tous les Syriens. La Syrie est très belle en ce moment. La Syrie et ses amandiers sont en fleurs. S'il n'y avait pas eu ces bandes, étrangères à la Syrie, qui agissent en-dehors de la loi, nous vivrions ici comme avant, en paix. Nous avons toujours vécu ensemble comme des frères. Nous ne savions pas si celui-ci était chrétien, celui-là alaouite ou sunnite. Savez-vous qu'un prêtre a récité la prière de l'islam ; et qu'un imam a récité le « Notre père » ? Nous sommes très unis. Ni la France, ni les États-Unis, ni l'Arabie Saoudite -qui est depuis sa création le diable des pays arabes- ni l'Émir du Qatar, qui après avoir assassiné son père veut être le leader de tous les Arabes, ne parviendront à réaliser leurs sinistres projets. 

Les gens honnêtes savent que la Syrie a raison. Et à tout ce monde qui nous est hostile nous disons : ne la blessez pas. Laissez-nous vivre dans la dignité. 

Propos recueillis le 11 mai 2012. 

Le Syrien cultivé et posé qui s'exprime ici est âgé de 75 ans. Il vit dans la province de Homs. Pour des raisons évidente nous ne livrons pas son nom. 

URL de cet article : 
http://www.silviacattori.net/article3224.html 

Silvia Cattori

08:08 Écrit par Junior dans le monde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/05/2012

Salim Laïbi - la médicalisation de la grossesse et la prévention active du cancer

conférence du 19 mai 2012

Pour aider Salim Laïbi :

http://salimlaibi2012.fr/nous-aider/

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Salim-Laibi-la-medi...

19:36 Écrit par Junior dans le monde, Science | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

Le Maroc ne veut pas le retour des Marocains du monde

Environ 100.000 Marocains résidant en Europe auraient décidé de retourner vivre et travailler au Maroc à partir de la prochaine rentrée scolaire. L’éventualité ne serait pas bien bien accueillie par le gouvernement Benkirane, qui considère que le retour des MRE n’est pas une option pour le pays en proie à une crise économique depuis 2011.

 

A terme, ce sont plus de 150.000 Marocains résidant en Europe, qui compteraient retourner définitivement au Maroc, afin de fuir la crise économique dans leurs pays d’accueil, depuis près de deux ans.

En Espagne, où le taux de chômage a atteint 25%, 40% des immigrés marocains sont sans emploi, selon des rapports relayés par des médias espagnols, lesquels estiment à plus d’un million le nombre deMarocains vivant dans la péninsule ibérique.

Le même constat a été dressé en Italie, où vivent plus de 550.000 Marocains dans la pauvreté, l’exclusion et l’absence totale d’opportunités de travail. Des témoignages qui nous parviennent d’Italie parlent de milliers de Marocains ayant atterri à la rue depuis le début de la crise. Nombre d’entre eux se sont tournés vers la vente ambulante ou la contrebande pour survivre.

Mais le retour définitif de ces Marocains d’Europe entraînerait trop de problèmes d’intégration, d’éducation et de santé, d’après des sources du ministère chargé de la Communauté Marocaine résidant à l’étranger.

http://www.bladi.net/retour-marocains-monde.html

19:33 Écrit par Junior dans l'Euro, le monde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

Interdites par Madrid, trois télévisions « indignées » passent dans la clandestinité

Le gouvernement régional de Madrid tente de fermer trois télévisions associatives locales, pourtant protégées par la loi sur l’audiovisuel. Leur ton dissident, leur clair soutien au mouvement des « Indignés » et leur audience en forte progression ne plaisent pas. Tout en livrant une bataille juridique et politique, les télévisions ont décidé d’émettre à partir d’un lieu tenu secret.

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L’Athénée Républicain de Vallecas, le quartier historiquement « rebelle » de Madrid, de tradition ouvrière et communiste, est plein à craquer ce mercredi 16 mai à 20h. Les directeurs respectifs de trois chaînes de télévision locales à but non lucratif – Tele K, Canal 33 et Solidaridad TV – y ont convoqué une assemblée citoyenne. Le gouvernement régional de Madrid, dirigé par Esperanza Aguirre, affiliée au Parti populaire (PP, droite) vient de prendre la décision de leur interdire d’émettre depuis l’édifice Torre de Valencia où elles sont hébergées depuis des années. Sur le site de Tele K, une mire « Off line » s’affiche, pour la première fois en 19 ans.

Des concessions pour les amis du pouvoir

Ces télés sont jugées illégales par le gouvernement régional qui profite d’une faille juridique, les trois télés locales ne bénéficiant plus des concessions administratives ad-hoc. Celles-ci ont été attribuées en 2005 par ce même gouvernement, de façon arbitraire. Selon Enrique Riobóo, directeur de Canal 33, le gouvernement régional a favorisé un petit cercle de « pistonnés » proches du pouvoir.

C’est le cas de l’opérateur de TDT Teledifusión Madrid, qui fait partie du « cluster » audiovisuel du réseau Madrid Network. Un « partenariat public-privé » à la mode actuellement, chapeauté par le gouvernement de Madrid, la Chambre de commerce et… la Confédération des chefs d’entreprises, clairement opposée aux mouvements pacifistes de contestation. Lors de la répartition des licences, les trois télés « solidaires » sont restées sur la touche pour des raisons encore floues, le secrétaire général du Conseil du Gouvernement de la Communauté de Madrid n’ayant pas donné suite à nos demandes d’interview.

Menace de lourdes amendes

Le Sénat espagnol est cependant intervenu en 2007, amendant la loi qui protège les télévisions communautaires existantes, comme c’est le cas avec Tele K, Solidaridad TV et Canal 33. Problème : le précédent gouvernement du PSOE (Parti socialiste espagnol) n’a pas pris la peine de rédiger le décret subordonné à l’application de cette loi avant de quitter le pouvoir. C’est dans cette faille juridique que les conservateurs madrilènes se sont engouffrés pour faire taire les trois télés locales.

S’il y a débat juridique, il n’y a pas de dossier pénal contre les télés locales. Aussi, le gouvernement d’Esperanza Aguirre s’en prend directement à la communauté de propriétaires de la Tour de Valence, l’édifice qui abrite les télévisions, qu’elle menace d’une amende de 30 000 euros par jour si celle-ci s’obstine à héberger les équipements de diffusion des émissions présumées illégales. La date du démantèlement des équipements de diffusion n’a pas été confirmée.

Émettre dans la clandestinité

Puisque le gouvernement local a le pouvoir d’attribuer les concessions, pourquoi ne pas laisser Tele K, Solidaridad TV et Canal 33 déposer une requête pour l’obtenir ? Pour Enrique Riobóo et Paco Pérez (directeur de Tele K), la décision de fermer les télés locales est politique et non technique… « La TNT a été une belle arnaque, s’insurge Enrique Riobóo. Elle était sensée encourager la pluralité des canaux et nous sommes les premières victimes de restrictions arbitraires ! ». Depuis l’émergence du mouvement 15-M, le mouvement des Indignés espagnol, l’audience des trois télés locales a augmenté de façon exponentielle.

Leur ton critique envers le gouvernement d’Esperanza Aguirre et leurs images montrant l’ampleur réelle du mécontentement du peuple espagnol semblent avoir attiré les téléspectateurs. « Depuis la Tour de Valence, les télés locales peuvent atteindre pas moins de 6 millions d’auditeurs potentiels », fait remarquer Pedro de Alzaga, directeur adjoint de Cuarto Poder (« Quatrième pouvoir »), un autre média alternatif espagnol.

Citoyens et donateurs à la rescousse

Harcelés et asphyxiés économiquement, les trois télés locales ont décidé de réagir avec l’appui des mouvements sociaux du 15-M. Tele K et Canal 33 unissent leurs forces et leurs moyens pour continuer à diffuser leurs émissions depuis un lieu gardé secret. Les trois télés s’apprêtent à déposer une requête auprès des tribunaux pour que la Loi générale sur l’audiovisuel qui les protège soit reconnue et que la fermeture des émissions soit annulée. Voilà pour la résistance juridique.

La mobilisation citoyenne est également de mise : l’assemblée de Vallecas appelle à une manifestation pour le 29 mai. Les auditeurs se cotisent pour donner un peu d’oxygène aux équipes audiovisuelles (en 2011, les dons spontanés ont atteint la somme de 38 000 euros). L’autre objectif est de diffuser largement leur lutte auprès du grand public, des groupes parlementaires espagnols, des associations de presse, mais aussi d’organismes européens (les avocats des trois télés locales étudient la possibilité de permettre aux citoyens de déposer une plainte auprès des instances européennes).

Journalistes agressés

Tele K, Canal 33 et Solidaridad TV comptent sur l’appui des réseaux sociaux et celui des indignés de toute la planète pour dénoncer un cas manifeste d’atteinte à la liberté d’expression dans un état européen sensé être « démocratique ». Dans un contexte où les tentatives de censure contre la presse se multiplie.

Mi mai, le photographe Javier Zurita de l’agence de presse allemande Laif, a été agressé physiquement par des policiers alors qu’il couvrait un rassemblement à la Puerta del Sol. Javier Bauluz, du magazine on-line Periodismo Humano, a été frappé au visage par des policiers alors qu’il couvrait une expulsion de logement. Bienvenue dans l’Europe de l’austérité démocratique !

Photo : © Javier Bauluz

http://www.bastamag.net/article2404.html

17:51 Écrit par Junior dans l'Euro, le monde, Les indignés | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

« En tant que juive, je ne supporte pas ce qu’Israël fait subir aux palestiniens ! »

Samedi 19 mai 2012 Paris, France NAKBA 1948-2012 Marche du retour
- Union juive française pour la paix (UJFP) :"En tant que juive, je ne supporte pas ce qu'Israël fait subir aux palestiniens depuis 60 ans !" 
- Olivia Zémor (présidente de CAPJPO-EuroPalestine) : "Puisqu'on a un nouveau président en France : « le changement, c'est maintenant » et il faut que cesse le soutien à l'occupant israélien !"

http://www.independenza-webtv.com/ Facebook : "Independenza webtv" 

 

 

http://www.independenza-webtv.com/ Facebook : "Independenza webtv" 

http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/e...

17:48 Écrit par Junior dans le monde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

Le scandale pédophile rebondit en Lituanie

Les manifestants qui campaient 24h/24 autour de la maison où avait trouvé refuge une petite fille de 8 ans qui avait accusé sa maman de l'avoir prostituée n'ont finalement pas empêché des dizaines de policiers anti-émeutes de venir l'exfiltrer, de force et contre sa volonté, pour la rendre à... sa maman.

 

Encore une fois, pas un mot de cette situation dans nos grands médias, alors qu'elle est d'une telle importance que la Présidente Lituanienne Dalia Grybauskaite avait du s'exprimer sur le sujet pour calmer les foules.

 

On peut voir en deuxième partie de la vidéo, une manifestation à Vilnius qui montre une forte mobilisation citoyenne dont la France devrait prendre exemple, car ici aussi, nous avons notre lot d'affaires sordides ou des enfants sont remis entre les mains de leur bourreau par la justice.

 

 

http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2012/05/19/le-scandale-...

 

http://www.pedopolis.com/pages/les-affaires/2012-affaire-...

 

http://www.dailymotion.com/video/xpz3jo_l-affaire-deimant...

 

Mobilisation citoyenne : Affaire pédophile à Castres

http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/le-scandale-...

17:45 Écrit par Junior dans le monde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

En Grèce, les feux de signalisation ne s'allument plus qu'au rouge


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Conduire à Athènes est devenu un peu plus compliqué que d'habitude, nombre de feux de signalisation ne s'allumant désormais plus qu'au rouge, pour cause de crise, transformant les croisements en casse-tête pour automobilistes.

A l'approche d'un feu éteint, les conducteurs doivent désormais décider s'ils peuvent passer, le signal vert étant soit neutralisé faute d'entretien, soit bel et bien en panne, comme cela arrive régulièrement, auquel cas la plus grande prudence s'impose. 

Les piétons, traditionnels sacrifiés des routes grecques, sont soumis au même traitement, la silhouette du passant vert ne s'allumant plus que rarement aux passages qui leur sont réservés, et n'étant de toute manière quasiment jamais respectés par les conducteurs. Pour éviter le pire, les feux rouges continuent en revanche de s'allumer normalement dans la plupart des cas. 

Depuis octobre dernier, l'entretien des feux de signalisation a été transféré du ministère des Transports à la préfecture d'Athènes, mais sans que les fonds correspondants ne soient débloqués en parallèle, explique-t-on à la préfecture d'Athènes. "Il y a eu réunion sur réunion, mais aucune solution ne se dégage", alors que les finances publiques sont exsangues, a commenté un responsable de cette administration sous couvert d'anonymat. 

Après le saccage du mobilier urbain du centre d'Athènes à l'issue d'une manifestation géante contre l'austérité en février, puis des dégâts provoqués par de fortes intempéries en mars, la préfecture a débloqué une ligne de crédit de 10 millions d'euros, mais seulement pour parer au plus pressé. 

L'opérateur d'électricité grec DEI avait pour sa part accusé l'Etat en janvier de contribuer à son étranglement financier, en laissant impayée sa note pour l'électrification des feux de signalisation à Athènes. La facture en souffrance est de 51 millions d'euros accumulés depuis 1998, malgré "32 procès remportés" par le groupe contre l'Etat, avait relevé son PDG, Arthuros Zervos. 

La Grèce affiche un des pires taux de mortalité routière en Europe, imputable tant aux déficiences de ses infrastructures qu'à l'incivilité de ses conducteurs.

Source: 7s7.be

 
 
 

17:39 Écrit par Junior dans le monde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/05/2012

Le coup d’oeil de Pierre Jovanovic

Avril 2012

01:53 Écrit par Junior dans l'Euro, le monde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/05/2012

Comment Wall Street a affamé le monde

Frederick Kaufman, du Harper's Magazine, nous raconte comment Wall Street, en particulier Goldman Sachs, a affamé le monde depuis 2008 et ne craint absolument aucune représaille des "régulateurs" !

 

 

09:25 Écrit par Junior dans le monde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

Médiator : retour sur un scandale sanitaire

Le procès du Laboratoire Servier, mis en examen dans le cadre de l’affaire du Médiator, s’est ouvert le 14 mai dernier. Depuis plus d’un an, le scandale a envahi abondamment les médias, et il y a de quoi perdre le fil. Un petit récapitulatif s’impose.

A priori inoffensif 
C’est un petit comprimé blanc de 150 milligrammes, guère plus large qu’un grain de café. Depuis 1976, il est disponible en pharmacie sous prescription. Sur sa boite bleue ciel, des lettres blanches indiquent le nom du médicament : Médiator.  En ouvrant le paquet, on y trouve la notice glissée entre les rangés de quatre pilules et le bord intérieur de la boite. Voici ce qu’elle indique.

La substance active est le benfluorex. A l’origine du médicament : le laboratoireServier
Juste en dessous, on y trouve les informations suivantes " adjuvant à un régime adapté chez les diabétiques avec surcharge pondérale ". Puis, la notice dresse à coté une liste de tous les cas d’incompatibilité : pour les personnes atteintes d’une pancréatite ou d’une allergie aux substances présentes (benfluorex et chloroydrate) le traitement est évidement proscrit. Le Médiator est également déconseillé en cas d’intolérance au fructose, de syndromes d’absorption de certains sucres mais aussi pendant la grossesse, l’allaitement, et pour les sportifs sous peine de contrôle positif lors des compétitions. Enfin, au bout de cette petite feuille, les effets indésirables : les mises en garde portent sur d’éventuels troubles digestifs ou des fonctions cognitives, mais rien d’inquiétant en somme.

La fréquence des prescriptions de cette si petite pilule qui promet tant, s’accentue, et évolue. Ce qui devait être initialement réservé aux diabétiques, se prescrit de plus en plus en simple coupe faim. 5 millions de personnes vont ainsi consommer ce médicament, espérant perdre du poids.
Révélation d’un scandale sanitaire

En 2007, la pneumologue Irène Frachon constate chez plusieurs de ses patients des cas de valvulopathie, une maladie grave détruisant les valves cardiaques. Tous ces malades présentent un point commun : ils ont suivit un traitement au médiator. Le doute plane alors sur la responsabilité du produit dans cette série de pathologies cardiaques. Mais le 25 novembre 2009, Irène Frachon délivre des résultats d’une étude qui confirment la dangerosité du benfluorex, la substance active du médicament. Aussitôt l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) retire le Mediator de la vente. Arrive le moment d’établir un bilan des victimes liées au traitement : en 2010, la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) rend publique une étude rétrospective réalisée sur un million de patients ayant pris ce médicament entre 2006 et 2010. D’après les résultats, 500 personnes auraient succombées suite à sa consommation depuis 33 ans ; d’autres rapports font état de plus de 1.000 décès.

Début d’une longue bataille judiciaire

Les premières plaintes pour homicides et blessures involontaires de victimes présumées du Mediator tombent en 2010. C’est alors que Jaques Servier, le fondateur du laboratoire, propose d’indemniser les victimes en échange du retrait de leur plainte. Pour les associations de victimes, cette atitude traduit la reconnaissance d’une responsabilité du laboratoire et refusent catégoriquement. En 2011, Jaques Servier est mis en examen et sous contrôle judiciaire. Et à la fin de l’année, une réforme du système du médicament est adoptée par le parlement. Elle comprend notamment des avancés en terme de transparence, de contrôle et de suivis des produits de santé.

Plus de 360 plaignants demandent aujourd’hui réparation au laboratoire Servier. Selon une récente étude menée par deux chercheurs de l'Inserm, 1.320 décès seraient imputables au Mediator.

Le 14 mai dernier s’est ouvert le procès Servier au tribunal de Nanterre : Jaques Servier comparaissait avec quatre autres cadres du laboratoire pour tromperie aggravée. Quelques unes des 600 personnes à avoir porté plainte ont ainsi fait le déplacement pour demander réparation, ne souhaitant pas attendre la fin de l'instruction menée au pôle santé du tribunal de grande instance de Paris. Toutefois, le laboratoire à eu recours à deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC).  Il faudra encore attendre le 21 mai pour que le tribunal correctionnel de Nanterre se prononce sur ces deux questions.

Selon le verdict, Jacques Servier risque quatre ans d’emprisonnement, et pour son laboratoire, une interdiction d’exercer. Affaire à suivre...

http://www.maxisciences.com/m%e9diator/mediator-retour-su...

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18/05/2012

Bahreïn, le deux poids deux mesures des Etats Unis

20:01 Écrit par Junior dans le monde, U S A. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |