15/03/2012

Les rhinocéros pourraient disparaître d'Afrique du Sud dans quatre ans

La corne des rhinocéros est la cible des braconniers
 

Dans quatre ans, les rhinocéros pourraient avoir totalement disparu d'Afrique du Sud. Un scénario inéluctable si le pays ne parvient pas à lutter plus efficacement contre le braconnage intensif de l'espèce menacée

Si le braconnage continue de décimer les rhinocéros à son rythme actuel, l'espèce aura disparu d'Afrique du Sud d'ici quatre ans, alerte Karen Trendler. Surnommée "Maman rhino" après avoir pris soin de 200 petits rhinos à Pretoria, cette spécialiste sud-africaine des soins vétérinaires d'urgence ouvrira bientôt les portes d'un orphelinat pour accueillir les bébés dont les mères ont été tuées. Elle mène en ce moment une campagne pour récolter des fonds en faveur de cet orphelinat.

"Je déteste être alarmiste ou envisager le pire, mais si le braconnage continue à ce rythme, dans les prochains mois, la population de rhinocéros va baisser et nous assisterons à son extinction, certains disent en 2015", rappelle-t-elle à l'AFP. "Nous en sommes seulement aux trois premiers mois de l'année, et il y a déjà 109 tués. Cela nous met tous tellement en colère", explique Karen Trendler. Le braconnage n'a cessé de s'intensifier ces dernières années. Il est de plus en plus organisé. Récemment, quatre braconniers infiltrés dans le parc national Kruger, la plus grande réserve animalière d'Afrique du Sud, ont été arrêtés. Le pays amplifie sa lutte, en déployant des centaines de soldats notamment. Mais la demande en cornes de rhinocéros est de plus en plus importante.

"Avec la croissance économique en Asie, les gens ont plus d'argent pour acheter des soins de médecine traditionnelle et la croyance dans les vertus de la corne contre le cancer est malheureusement en vogue", déplore Karen Trendler. "Il faut ajouter à ça l'aspect le plus sinistre de l'affaire qui consiste à faire des stocks en prévision de l'extinction de l'espèce, ou du moment où la population de rhinocéros chutera faisant monter le prix des cornes", explique-t-elle.

Le refuge qu'elle s'apprête à créer doit être installé dans la réserve de Mokopane, dans le Limpopo au nord du pays. Il sera doté d'une unité de soins intensifs, de couveuses, et sera surveillé par des caméras. Une fois soignés et suffisamment forts pour reprendre leur liberté, les petits rhinocéros retrouveront la vie sauvage.

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Une nouvelle espèce de grenouille léopard découverte... à New York

La nouvelle espèce était auparavant confondue avec d'autres espèces de grenouilles léopards, ici une Rana pipiens (Crédits : Balcer - Wikipédia)
 

La National Science Foundation (NSF), une agence fédérale américaine a annoncé avoir découvert une nouvelle espèce de grenouille en plein New York et dans ses environs.

C'est un endroit inhabituel pour la découverte d'une nouvelle espècemais c'est bel et bien en plein coeur de New York que la grenouille léopard a été dénichée. Auparavant, les scientifiques l’avaient en fait confondue avec une autre variété de grenouille de la même espèce, déjà connue celle-ci. En effet, il existe en tout une douzaine de variantes de grenouilles léopards, chacune appartenant à une espèce différente.

C’est un coassement unique, très court et répétitif qui a pour la première fois attiré l’attention de Jeremy Feinberg, un scientifique de l’université Rutgers dans le New Jersey. "Quand je les ai entendues la première fois, c’était tellement différent, je savais qu’il y avait quelque chose", a-t-il expliqué cité par Liberation.fr. Pour parvenir à établir avec certitude la distinction entre l’espèce qui venait d’être découverte et les autres, des analyses ADN ont été réalisées. Ainsi, les gènes de cette variété de grenouille sont aussi uniques que son coassement. Son lieu de vie a également été déterminé : Manhattan, ses environs et le stade des Yankees, dans le Bronx !

Finalement, le plus surprenant dans tout ça est donc bien de retrouver une nouvelle espèce animale en plein centre ville, dans des marécages d’où l’on peut voir la Statue de la Liberté. "C’est fascinant, dans une zone tellement urbanisée", a indiqué Cathy Newman, spécialiste de l’université de Louisiane, qui a détaillé les résultats des recherches dans le journal Molecular Phylogenetics and Evolution. Il est vrai que les biologistes sont plus habitués à découvrir de nouvelles grenouilles dans les forêts tropicales reculées...

Comme le souligne Brad Shaffer, biologiste de l’Université de Californie, "qu’une nouvelle espèce soit passée inaperçue dans ce secteur est incroyable". Toutefois, cette nouvelle grenouille n’a pour le moment pas encore été baptisée.

http://www.maxisciences.com/grenouille/une-nouvelle-espec...

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06/03/2012

L'incroyable histoire de Toola, la mère adoptive des loutres

Toola, une loutre de mer, a élevé, à elle seule, treize petits qui n'étaient pas les siens. Ici, un spécimen de loutre de mer
 

L'instinct maternel est, décidément, un drôle de sentiment. Toola, une loutre de mer californienne, a élevé à elle seule plus d'une douzaine de petites loutres orphelines. Mais elle s'est éteinte dans son aquarium, samedi 3 mars, dans la soirée.

Cette loutre a, non seulement, élevé treize bébés loutres mais elle a également permis de changer la façon dont les scientifiques s'occupent des petits orphelins. Toola est arrivée à l'aquarium de Monterey Bay en juillet 2001 après avoir été découverte, enceinte et atteinte de toxoplasmose, à Pismo Beach. Cette infection, développée par les chats et assez commune chez les loutres, est due à un parasite qui avait commencé à infecter le cerveau de Toola, causant des convulsions.

L'équipe de vétérinaires de l'aquarium n'a pu lui permettre de vivre toutes ces années que grâce à une dose de phenobarbital, administrée deux fois par jour. Cependant, à cause de cette maladie, elle n'a jamais pu être relâchée dans la nature... ce qui s'est avéré bénéfique pour les chercheurs. Environ un mois ou deux après son arrivée, Toola a donné naissance à un bébé mort-né. Coïncidence : Alison Barratt, porte-parole de l'aquarium, explique que "au même moment, nous avons reçu un petit d'environ deux semaines. On s'est dit, pourquoi pas ? Voyons ce qui se passe si on le met avec Toola".

Cette dernière n'a alors pas hésité une seconde et s'est occupé du petit comme s'il était le sien, lui apprenant tous les rudiments permettant la survie d'une loutre dans l'océan. De cette façon, le petit, devenu adulte, a pu être relâché dans la nature et s'est exceptionnellement bien adapté à son environnement. Il est désormais à la tête de tout un groupe de loutres sauvages dans le Pacifique. Au total, Toola a élevé 13 petits qui n'étaient pas les siens, environ cinq mois chacun. Sur les 13, deux sont toujours dans l'aquarium, encore un peu jeunes pour être relâchés. Cinq se reproduisent le long du littoral et contribuent à la perpétuation de l'espèce. Et six sont sortis du radar de l'aquarium, soit ils se sont débarrassés de leur traceur, soit ils sont morts.

Un modèle pour mieux élever les loutres orphelines

Par ailleurs, Toola a également permis la mise en place d'un programme qui vise à développer ce phénomène de mère adoptive chez les loutres. Steve Shimek, directeur du Otter Project, précise que "Toola a été celle qui nous a soufflé la solution sur la façon d'élever les loutres orphelines : laisser une loutre s'en charger". Cela devrait permettre également la sauvegarde de l'espèce, qui s'est pratiquement éteinte il y a un siècle, à cause de la chasse. Actuellement, 2.700 loutres peuplent les eaux de la côte californienne, contre 17.000 à l'origine. Toxoplasmose, pollution, le changement climatique et les requins sont maintenant les raisons majeures de leur diminution.

Mais le San Francisco Chronicle précise que Toola a également attiré l'attention des politiques, notamment Dave Jones, donnant naissance à une législation. La loi, signée en 2006, a permis de créer une case à cocher pour les dons pour les loutres de mer sur les feuilles d'impôts. Au total, plus d'un million de dollars ont été récoltés pour aider la recherche et la protection des loutres.

L'animal le plus important depuis la création du programme

Toola s'est éteinte samedi soir à l'âge de 15 ou 16 ans, alors qu'elle s'occupait encore de son dernier petit. Karl Meyer, coordinateur du Programme de recherche et de conservation des loutres de mer de l'aquarium de Monterey Bay a déclaré que "Toola était le meilleur modèle qu'on puisse avoir".

Elle est décrite comme l'animal le plus important depuis la création du programme, 28 ans plus tôt. Avant elle, les orphelins était récupérés par l'aquarium mais s'acclimataient rapidement aux gens et ne pouvaient plus être relâchés dans l'océan.

http://www.maxisciences.com/loutre/l-039-incroyable-histo...

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03/03/2012

Une rue recouverte de millier d’ailerons de requins

Dans le grand quartier Sheung Wan de Hong Kong en Chine, ce touriste américain est choqué de voir plusieurs milliers d'ailerons de requins posés à même le sol sur le trottoir. Ils sont entreposés là, afin d'être aérés et d'en faire le tri, pour ensuite être vendus sur le marché.

Les Chinois sont friands de ce genre de produit de la mer, cependant, le requin en Chine rencontre le même problème que la baleine au Japon, car l'animal est mutilé avant d'être relâché dans les eaux. En effet, seule la nageoire dorsale est coupée sur le requin, puis il est rejeté dans les eaux.

Malheureusement, les requins ne peuvent pas vivre sans leur nageoire dorsale et meurent donc, mutilés, au fond de l'Océan.

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02/03/2012

Loi de la Jungle ???

 

http://www.agoravox.tv/actualites/environnement/article/l...

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01/03/2012

Alain Marchais, un apiculteur en colère


Apiculteur à Veigné, Alain Marchais était présent hier à la médiathèque, dans le cadre de l'Université du temps libre.
 
Apiculteur à Veigné, Alain Marchais était présent hier à la médiathèque, dans le cadre de l'Université du temps libre.

Passionné et passionnant, Alain Marchais est le président du Groupement de défense sanitaire apicole du département. Hier, dans le cadre de la médiathèque d'Amboise, il tenait une conférence intitulée « Qui fera son miel quand l'abeille ne sera plus là ». Et le moins que l'on puisse dire, c'est que sa colère est à la hauteur de son peu d'optimisme pour l'avenir de l'abeille.

Pourtant, Alain Marchais se bat « notamment auprès des plus jeunes, pour leur faire connaître l'abeille et la botanique. Pour les adultes, il est malheureusement trop tard, les savoirs qui se transmettaient de génération en génération se sont perdus »,s'insurge l'homme de l'art. Selon lui, tout concourt aujourd'hui à faire disparaître cet insecte pollinisateur indispensable à la vie, et en premier lieu « le fric, car il n'y a que cela qui compte ».« Tout passe par la rentabilité, alors la biodiversité disparaît. Lorsque vous survolez les champs, on ne voit plus que deux ou trois sortes de céréales et les abeilles n'y trouvent pas leur compte. Et les plantes qui s'y développent sont sous perfusion de milliers de molécules mises au point depuis des décennies. En fait, les sols sont comme morts, desséchés. On ne peut plus parler d'agriculture mais d'industrie », explique Alain Marchais. Il cite les herbicides, les fongicides, tous ces produits phytosanitaires qui mettent l'abeille en danger. Sans compter le varroa, cet acarien parasite qui décime les ruches et devient de plus en plus résistant aux traitements. « Un véritable fléau qui fait encore plus de ravages que le frelon asiatique. » Un nouveau venu dans le monde déjà bien morne de l'apiculture. L'apiculteur de Veigné se désole également des fausses bonnes solutions, sortes de cautères sur des jambes de bois. « On effectue des fauchages tardifs des bords de route pour permettre aux abeilles de butiner, alors que ce sont des endroits extrêmement pollués. Maintenant, beaucoup de gens veulent une ruche chez eux, sans rien connaître à l'élevage ni aux besoins de l'abeille. » Résultat, l'essaim d'une ruche tient un an puis disparaît… Alain Marchais constate : « Dans les années 90, on obtenait environ 100 kg de miel par ruche. Aujourd'hui, on tourne à une trentaine de kg. » Et de conclure, fataliste : « De toute manière, la vraie nature est en train de disparaître. »

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actuali...

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Rhinocéros : le parc Kruger infiltré par 4 gardiens braconniers

Rhinocéros noir
 

L’armée sud-africaine est mobilisée depuis plusieurs mois pour surveiller le parc national Kruger et protéger ses rhinocéros des braconniers étrangers mais 4 employés du parc ont été arrêtés, soupçonnés d’être eux-mêmes des braconniers. 

Le massacre des rhinocéros enAfrique du Sud progresse depuis des années, à tel point que 448 bêtes ont été abattues l’année dernière. L'Afrique du Sud abrite environ 20.000 de ces mammifères, soit 70 à 80% des rhinocéros sur Terre. Le parc national Kruger représente la plus grande réserve animalière d'Afrique du Sud visitée chaque année par un million de touristes et a été la cible de choix des braconniers avec 252 rhinocéros tués pour l’année 2011.

La survie de l'espèce à l'état sauvage et même en captivité est ainsi de plus en plus en sursis alors que les braconniers ne s’imposent plus de limites motivés par les sommes d’argent qui se cachent derrière les cornes de rhinocéros. En effet, elles sont très recherchées pour la médecine traditionnelle asiatique qui leur attribue des vertus médicinales.

Un marché de la corne sans frontières

Deux hommes suspectés de faire partie d'un groupe de braconniers avaient été abattus le 11 janvier dernier dans le parc national sud-africain après la découverte de onze carcasses de rhinocéros décornés, selon un porte-parole du parc. Mais plusieurs arrestations ont également eu lieu. Ces derniers mois, l'Afrique du Sud a ainsi déployé 600 soldats supplémentaires à ses frontières pour lutter contre les braconniers étrangers accusés d'avoir causé la forte augmentation du braconnagedes rhinocéros, comme l'a expliqué Jeff Radebe, ministre de la Justice le 19 février.

Un renfort de rangers a même été annoncé début 2012 par Pretoria pour assurer la surveillance du parc. Malgré toutes ces précautions, les responsables n'ont pas soupçonné que les menaces pouvaient venir directement de l'intérieur. En effet, quatre des employés, un ranger, un policier et 2 guides ont été arrêtés soupçonnés d’être également des braconniers. Un ranger est toujours recherché, indique un porte-parole William Masaba, sans indiquer si les suspects étaient complices des braconniers ou avaient eux-mêmes abattu les animaux. "Il est très triste pour l'Afrique du Sud de découvrir que les mafias sans scrupule et révoltante du braconnage entretiennent des ramifications s'étendant jusqu'à ceux auxquels est confiée l'immense responsabilité de protéger notre patrimoine naturel", a déploré David Mabunda, le directeur de l'agence des parcs naturels.

Des initiatives radicales pour protéger les bêtes

Le parc de Moholoholo, à une heure du parc Kruger, a pris des initiatives radicales pour protéger leurs rhinocéros face à la recrudescence des braconnages. Les rhinocéros de ce parc ont été décornés pour ne plus avoir de valeur et qu’ils ne soient plus massacrés par les braconniers. Mais comme le souligne les spécialistes, il est révoltant de devoir en arriver à défigurer un animal pour le protéger et que ceci paraisse être la seule manière sure d’assurer leur survie.

Face au marché de la corne qui ne trouve plus de frontières, d'autres dispositifs sont en revanche testés. L'un de ceci a d'ailleurs causé en février dernier la mort de l'animal sur lequel il était expérimenté qui n'a pas supporté l'anesthésie. Depuis le début de l'année 2012, déjà 43 de ces mammifères ont été abattus dans le parc Kruger, soit plus de la moitié de leur population en son sein.

 

http://www.maxisciences.com/rhinoc%e9ros/rhinoceros-le-pa...

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Des puces géantes à l’assaut des dinosaures

Une puce géante du milieu du Jurassique moyen découverte en Mongolie intérieure (Crédits : Huang - MNHN)
 

Publiant leurs travaux dans Nature, des chercheurs français ont découvert en Chine de grands insectes fossilisés apparentés aux puces, qui devaient se nourrir du sang des premiers mammifères et des petits dinosaures du Jurassique et du Crétacé.

8 à 20 millimètres de longueur, dépourvus d'ailes et dotés d’un impressionnant siphon buccal long et cranté, fait pour percer les épidermes et sucer le sang : tel est l’aspect de ces 9 insectes fossilisés, datant du Crétacé inférieur (environ -125 millions d'années) et du Jurassique moyen (-165 Ma), découverts en Mongolie Intérieure et dans la province du Liaoning, en Chine, par des paléontologues du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris dirigés par l'entomologiste André Nel.

Ces insectes anciens, appartenant à 3 espèces différentes non encore complètement déterminées, incapables de sauter et bien plus gros que nos puces actuelles, possèdent pourtant nombre des traits caractéristiques de ces dernières. Si les quelque 2.000 espèces de puces modernes ont presque toutes un hôte exclusif, il est possible, selon les auteurs, que ces ‘ancêtres’ pompaient le sang de proies diversifiées, pour ne se spécialiser qu’ensuite au cours de l’évolution.

Les griffes et les micro-poils garnissant leurs pattes semblent plutôt faites pour s’agripper à des animaux à poils ou à plumes qu’à des épidermes nus ou écailleux : les petits mammifères, mais surtout – plus aptes à nourrir ces insectes de grande taille – les petits dinosaures à plumes, tous abondants dans ces régions de Chine à l’époque, devaient être leurs proies de prédilection.

"Cette découverte éclaire d’un jour nouveau l’origine de ces insectes parasites et appuie donc l’hypothèse qu’ils existaient déjà au Jurassique (période intermédiaire du Mésozoïque qui s’étend d'environ - 200 à - 145 millions d'années). Ils constituent l’une des preuves de l’ancienneté de l’ectoparasitisme, une interaction biologique complexe entre organismes", précise un communiqué du Muséum national d'Histoire naturelle.

http://www.maxisciences.com/puce/des-puces-geantes-a-l-as...

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27/02/2012

Les abeilles, témoins du bon état de notre environnement, disparaissent massivement


abeilles© C. Magdelaine / notre-planete.info

Les abeilles, piliers de la pollinisation et donc de la présence des fleurs, fruits et légumes disparaissent massivement dans de nombreuses régions du monde, laissant perplexes les scientifiques qui ne manquent toutefois pas d'arguments puisés notamment dans la pression insoutenable des activités humaines sur l'environnement.

Le dépérissement des abeilles est observé depuis les années 90, mais le premier signal d'alarme remonte à l'automne 2006 : les abeilles commencent alors à disparaître de manière inquiétante aux Etats-Unis avec plus de la moitié des états touchés et des pertes de population comprises entre 30 % et 90 %, on parle alors de "syndrome d'effondrement des colonies" ("colony collapse disorder" ou CCD). Ce phénomène très inquiétant, qui a débuté progressivement deux ans plus tôt, ne cesse de s'intensifier : les abeilles quittent leurs ruches, vraisemblablement pour aller mourir un peu plus loin, laissant derrière elles la reine et quelques jeunes.

Loin de rester localisé, ce phénomène est observé en Europe (Grande-Bretagne, France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas...) depuis le début des années 2000. Là aussi, certaines colonies d'abeilles perdent jusqu'à 90% de leurs population...
Par exemple, en Italie, de nombreuses ruches sont restées désespérément vides selon rancesco Panella, président du Syndicat des apiculteurs professionnels italiens, du jamais vu... En Grande-Bretagne, le plus important apiculteur a perdu plus de la moitié de ses ruches, sans qu'une confirmation du phénomène n'ait été donnée pour l'ensemble du pays.
Dans de nombreuses régions du monde, les populations d'abeilles sont en fort déclin, avec des variabilités suivant les années, mais la tendance est lourde et inquiétante depuis quelques années.

Des conséquences lourdes pour la reproduction des plantes à fleurs

Les conséquences sont désastreuses pour la pollinisation qui permet, depuis des millions d'années, d'assurer la reproduction des plantes à fleurs. De plus, 35 % de notre nourriture dépend de la pollinisation : fruits et légumes. Les fameux aliments conseillés par tous les nutritionnistes... D'ailleurs, dans certaines régions du monde comme au Sichuan (Chine), la disparition d'insectes pollinisateurs oblige les agriculteurs à polliniser manuellement, tous les insectes pollinisateurs ont été décimés par les pesticides...

Les différentes causes de la disparition des abeilles

Les chercheurs et les apiculteurs avancent de nombreuses hypothèses car aucune cause principale n'a encore été clairement identifiée, ce qui laisse perplexe les spécialistes sur la question. Toutes les pressions sur l'écosystème et la santé des abeilles sont passées en revue : OGM, ondes électromagnétiques, pesticides, pollutions, changement climatique, raréfaction des fleurs, virus, maladies, parasites, champignons...
Depuis l'antiquité l'Homme a domestiqué les abeilles pour en récolter le précieux miel mais depuis quelques années, les sources de dégradation de leur environnement et les atteintes à leur santé sont telles qu'il pourrait s'agir d'une combinaison de facteurs qui surpassent la capacité de résistance des abeilles. Dans un article du journal Le Monde du 29 août, M. Neumann, explique ainsi : "on peut supporter séparément une maladie, une mauvaise alimentation, un empoisonnement aux pesticides, mais quand tous les facteurs se conjuguent, il arrive un moment où la limite de résistance est atteinte". Or l'abeille est un excellent témoin de la qualité de l'environnement dans lequel elle évolue...

Les pesticides

Au niveau des pesticides, bien que les quantités épandues soient beaucoup plus faibles qu'avant, les principes actifs sont bien plus puissants. Or, depuis près de 50 ans, les pesticides touchent tous les pays et les capacités de production des pays en voie de développement sont en pleine expansion : la contamination est planétaire.
Aux Etats-Unis, les pesticides sont responsables de la destruction de milliers de colonies d'abeilles chaque année. En France, les récoltes de miel se sont effondrées bien qu'avec la suspension des insecticides Gaucho et Régent, le taux de mortalité ait diminué sans être encore revenu à la normale. En effet, l'usage du Gaucho est suspendu depuis 1999 sur le tournesol et depuis 2004 sur le maïs, et celui du Régent depuis 2004 sur toutes les cultures. Le Réseau Biodiversité pour les Abeilles, nous a indiqué qu'il est important que "l'usage des pesticides, agricoles comme apicoles, soit réglementé et encadré, afin que les utlisateurs respectent les doses, usages et conditions d'emploi préconisées pour la sécurité des hommes et de l'environnement. C'est cette bonne gestion des pratiques, agricoles comme apicoles, couplée à une réflexion intelligente sur l'environnement de l'abeille, qui permettrait la diminution des surmortalités d'abeilles constatées jusqu'ici."

Les parasites

Des parasites existent comme le champignon unicellulaire Nosema ceranae ou l'acarien Varroa destructor ou "vampire de l'abeille" importé involontairement en France depuis le début des années 1980 : à la manière d'un moustique, celui-ci suce l'hémolymphe des abeilles, l'équivalent du sang. Il faut alors traiter les ruches avec un acaricide qui, mal dosé, entraîne la mort des abeilles... Ce parasite retient pour le moment l'attention des spécialistes qui pensent qu'il pourrait jouer un rôle important dans ce déclin.

Les champs électromagnétiques

Quelques études montrent un lien entre les ondes électromagnétiques et la perturbation des abeilles, les téléphones potables et les multiples antennes relais, les lignes à haute tension pourraient donc participer au déclin des abeilles.

Les OGM

Les OGM jouent également un rôle néfaste parce qu'ils contiennent des insecticides. Bien qu'ils soient dédiés à la lutte contre les papillons, les mites et les coléoptères, ils ont certains effets néfastes sur les abeilles. Cependant, en Europe, il y a encore peu de champs cultivés avec des OGM, par rapport aux Etats-Unis, au Brésil ou à l'Inde, mais cela ne pourrait pas durer...

Le changement climatique

Le climat, plus instable et moins prévisible avec les changements climatiques en cours, affecte également les abeilles notamment avec les extrêmes météorologiques de plus en plus fréquents.

L'érosion des espaces naturels

La perte d'espaces naturels dans la plupart des régions du monde est également alarmante. Les prairies naturelles sont de plus en plus rares, cédant leurs places à une agriculture intensive particulièrement pauvre du point de vue de la biodiversité. Ainsi, les ressources alimentaires des abeilles se sont fortement appauvries, or le pollen demeure leur unique source de protéines. Même les particuliers dans leurs jardins favorisent trop souvent la pelouse et les pesticides aux multiples fleurs qui poussent spontanément.

Les autres insectes pollinisateurs sont également en voie de disparition

Enfin, les autres pollinisateurs sont également affectés par ce phénomène : "on a toutes les raisons de penser que quand l'abeille domestique a des soucis, c'est pire pour les espèces sauvages, car la colonie a un effet protecteur", explique Bernard Vaissière directeur du laboratoire de pollinisation entomophile à l'INRA d'Avignon.

En Europe, un groupe de travail européen sur la prévention des mortalités d'abeilles a été mis en place, coordonné par le centre Agroscope Liebefeld-Posieux à Berne (Suisse) qui estimait fin août 2007 que le phénomène devenait plus fréquent, et qu'il prenait "des proportions plus importantes".

Même si le mystère reste entier, lorsque les sentinelles du bon état de l'environnement viennent à disparaître, cela ne devrait laisser personne indifférent. En effet, ce syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles ne présage rien de bon pour les autres espèces, y compris l'Homme...

 

Source:notre-planete.info

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24/02/2012

Canada: 145 ours euthanasiés parce qu'ils dérangeaient les hommes

Petits ours, on vous tue... mais on vous aime

 

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L’an dernier, 145 ours noirs ont dû être euthanasiés dans la région des sables bitumineux de l’Alberta parce qu’ils s’approchaient trop des hommes, selon des données fournies par le ministère du Développement durable des ressources.

Près de la moitié, soit 68 ours, ont dû être tués parce qu’ils s’approchaient trop des camps de travailleurs.

Le nombre d’euthanasies a très fortement augmenté d’une année à l’autre, dénoncent les associations de défense des animaux.

Selon l’Association albertaine de la conservation de la faune, ces ours sont attirés par la nourriture laissée par les hommes parce que les règles concernant les déchets ne sont pas suffisamment respectées.

L’Association juge qu’il devrait y avoir plus d’inspections sur les camps de travailleurs pour s’assurer du respect de ces règles.

« L’industrie des hydrocarbures ne fait pas en sorte de gérer ses camps correctement et le gouvernement ne fait rien d’autre que de tuer les ours » quand ils deviennent dangereux, regrette Nigel Douglas, de l’Association albertaine de la conservation de la faune.

« C’est vraiment une question d’éliminer les attirants pour les ours plutôt que d’éliminer les ours », ajoute James Pagé, de la Fédération canadienne de la faune. Il aimerait que les animaux soient moins souvent les victimes en cas d’affrontements avec les humains.

L’été dernier, la police de Fort McMurray avait lancé un avertissement, invitant les résidents à entreposer leurs déchets dans des poubelles à l’épreuve des ours.

Auteur : radio-canada.ca

Source : www.radio-canada.ca via Sauve-La-Terre

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19/02/2012

Cameroun: Au moins 200 éléphants tués par des braconniers en 6 semaines à peine !

Un massacre sans précédent

 

Un-massacre-d-elephant-sans-precedents-au-Cameroun_img-left.jpgDes braconniers auraient massacré 200 éléphants en 6 semaines au cœur du parc national Camerounais de Bouba Ndjida.

Le gouverneur du nord du Cameroun, Gambo Haman, met directement en cause des braconniers extérieurs au pays : « Nous parlons ici d’un cas très sérieux de braconnage trans-frontalier, impliquant des braconniers armés en provenance du Tchad et du Soudan qui déciment la vie sauvage pour faire de l’argent facile avec le commerce international de l’ivoire ». Ces pillages trans-frontaliers sont courants durant la saison sèche dans cette région mais l’ampleur de ce massacre est sans précédents selon l’Ifaw (International Fund for Animal Welfare).

Le Cameroun confie, au journal The Guardian, son incapacité à déployer des forces de surveillance sur l’ensemble du parc national. Selon l’Ifaw, le nombre d’éléphants restant au Cameroun est incertain. La dernière estimation, de 2007, estimait ce nombre entre 1000 et 5000 individus. L’association Traffic relie ces pics de braconnage avec l’augmentation des investissements Chinois sur le continent.

 

Source: Goodplanet

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