30/04/2012

Le koala devient une espèce vulnérable en Australie

Koala Park Sanctuary, Sydney, Australie par le pélican, sur Flickr

Ce lundi 30 avril, le koala a rejoint la liste des espèces vulnérables à protéger dans plusieurs régions d'Australie, pays dont il est l'un des emblèmes. Victime du déploiement des villes, l'espèce endémique a vu sa population considérablement diminuer depuis les années 1920.

Le koala, animal emblématique et endémique australien, a été classé ce lundi 30 avril parmi les espèces vulnérables du pays. Cette catégorie précède celle des espèces "en danger" dans la liste de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Menacé par l'urbanisation, le koala sera ainsi protégé dans plusieurs régions d'Australie.

"Le koala est l'emblème de l'Australie et il tient une place à part dans notre pays", a rappelé le ministre de l'Environnement Tony Burke, cité par l'AFP, au moment de l'annonce de cette mesure de protection. Celle-ci concerne les populations de koalas des provinces de Nouvelle-Galles du Sud, du Queensland et de l'Australian Capital Territory, situées à l'est et au sud-est de l'île.

En 1788, avant que les colons britanniques n'investissent l'Australie, l'espèce comptait des millions d'individus. Mais à partir des années 1920, leur fourrure épaisse est devenue très prisée, et les koalas ont été victimes d'un véritable massacre. Si cette chasse massive a pris fin sous la pression de la population, ce sont aujourd'hui le développement des villes, le trafic automobile et les chiens domestiques qui menacent la survie du petit marsupial.

La population de koalas est à ce jour réduite à quelques centaines de milliers d'animaux d'après les estimations les plus optimistes. D'autres affirment qu'elle ne compte plus que 40.000 individus. Toutefois, dans certaines provinces, comme celle de Victoria et de South Australia, les marsupiaux demeurent trop nombreux et leur population "doit être contrôlée", a souligné Tony Burke.

http://www.maxisciences.com/koala/le-koala-devient-une-es...

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28/04/2012

Pétrodollars vs gorilles et okapis

Si la loi congolaise interdit toute activité minière ou pétrolière dans le parc, certaines concessions auraient été attribuées par le gouvernement.
 

Un conflit oppose en ce moment les défenseurs de l'environnement et l'industrie pétrolière à propos de la volonté de cette dernière de construire de nombreux puits dans le parc national de Virunga, en République démocratique du Congo (RDC).

Face aux pétrodollars, la nature est bien souvent impuissante. Une nouvelle preuve avec le cas du parc national de Virunga en République démocratique du Congo (RDC). Classé au patrimoine mondial de l'Unesco pour son incroyable biodiversité, il pourrait pourtant se transformer en champs de puits depétrole.

Depuis juin 2010, des concessions ont déjà été attribuées par le gouvernement congolais aux pétroliers, dont le Français Total et le Britannique Soco, afin qu'ils exploitent les riches sous-sol du lieu, et ceci sur 85% de la surface du parc, révèle 20 Minutes.

Évidemment, les ONG présentes sur place et l'Unesco ont alerté le gouvernement de RDC, qui y a répondu par le lancement d'une étude préalable à toute exploration. Mais les défenseurs de l'environnement ne se font pas d'illusions, à l'image du WWF. Il faut dire que malgré cette disposition, les entreprises ont déjà pénétré ans le parc, escortées par les miliciens. "La loi congolaise interdit toute activité minière ou pétrolière dans le parc. Mais le gouvernement a accordé ces concessions, convoitées depuis que la zone est un peu moins agitée par les luttes armées", a ainsi expliqué Jean-Baptiste Roelens, chargé de programme Forêts tropicales et climat au WWF France.

"La corruption est forte dans cette région. Soco paye la milice pour l’accompagner dans le parc et les perspectives financières semblent plus importantes aux yeux du gouvernement que les impacts sur la population et la nature", note pour sa part Anneke Galama, coordinatrice internationale de la campagne du WWF sur le parc de Virunga. L'enjeu écologique est pourtant d'importance, le parc du Virunga étant porteur d'une remarquable diversité d'espèces, animales ou végétales. "Ce parc, créé en 1925, est le plus vieux d’Afrique et abrite 200 espèces de mammifères sur plus de 8.000 km², notamment un tiers des derniers gorilles de montagne au monde et des okapis qu’on ne trouve que là. Si l’exploitation pétrolière se fait là, c’est qu’il n’y a plus un endroit sur la planète qui soit encore à l’abri", s'inquiète Jean-Baptiste Roelens. Et cette cause ne semble pas être la priorité en Europe puisque "nous avons interpellé le ministère de l’Environnement, mais nous n’avons pas eu de réponse", se désespère le membre du WWF. Et ce n'est pas mieux côté anglais...

 

http://www.maxisciences.com/r%e9publique-d%e9mocratique-d...

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25/04/2012

Des milliers de dauphins s'échouent sur les côtes du Pérou

dauphin_Perou_042012Dauphin échoué , avril 2012 - Pérou
© ORCA

Plus de 3000 dauphins échoués ont été découverts sur des plages au nord du Pérou, depuis le début de l'année. Il s'agit sans doute du plus important échouage de l'histoire. Les activités d'extraction pétrolière avoisinantes sont montrées du doigt mais le mystère reste entier.

Ce sont les pêcheurs de la ville de Lambayeque, au nord du Pérou, qui ont été les premiers à observer ce phénomène tragique en février 2012. Depuis trois mois, le spectacle sur 170 km de littoral du Pérou est effrayant : plus de 3000 dauphins se sont échoués, un bilan qui s'alourdit chaque jour.

Les circonstances de cette hécatombe restent floues : une certaine confusion règne sur le nombre de cadavres, les espèces observées et les causes comme en témoignent les articles de presse parfois contradictoires.

Toutefois, suite à une alerte lancée fin mars 2012, l'Organisation scientifique pour la conservation des animaux aquatiques,ORCA et l'organisation internationale pour la protection des dauphins, Blue Voice, en coordination avec la police de protection de l'environnement, ont ratissé 135 km de littoral à Chiclayo : entre San José (province de Lambayeque – Pérou) et la limite sud du parc national d'Illeescas (Porvince de Piura – Pérou). Ceci afin de confirmer les observations locales et de comptabiliser les animaux échoués.

Selon le rapport qui en est issu et réalisé par le Dr. Carlos Yaipen Llanos, directeur de l'ORCA, deux espèces de dauphins ont été identifiées : le dauphin commun à long bec (Delphinus capensis) et le Marsouin de Burmeister (Phocoena spinipinnis).

615 carcasses de dauphins communs ont été dénombrées, toutes les classes d'âge et genres ont été touchés :  adultes males et femelles, mères allaitantes, jeunes, petits et nouveaux nés. En ce qui concerne les marsouins, 19 cadavres ont été comptabilisés, seulement des femelles et des jeunes.

Les cadavres étudiés présentent divers états de décomposition mais aucun d'entre eux n'a plus de 5 semaines. Des autopsies réalisées sur place ont révélé un "syndrome de décompression aiguë,  comme en témoignent les fractures des os périotiques de l'oreille moyenne, l'emphysème pulmonaire disséminé ainsi que les bulles d'air dans des organes tels que le foie, les reins et les vaisseaux sanguins" a déclaré le Dr. Carlos Yaipen Llanos.

Les hypothèses de leur disparition

Selon la Liste Rouge de l'UICN, le dauphin commun à long bec est souvent victime des pêcheries en tant que prise accessoire. Toutefois, le long des côtes du Pérou, il est également chassé pour l'alimentation humaine, d'ailleurs certains dauphins échoués ont été mangés par des habitants.

Concernant l'hécatombe du début d'année 2012, les biologistes supposent que la mort des dauphins pourrait être provoquée par des toxines ou des métaux lourds dissous dans l'eau de mer, dont la cause reste inconnue. Les cétacés sont également très sensibles aux bruits sous-marins et souffrent de la multiplication des activités humaines.

A ce titre, l'ORCA attire l'attention sur les travaux de prospection géologique qui sont menés dans la région par la compagnie américaine BPZ. En effet, celle-ci utilise une technologie d'exploration connue sous le nom de Sismique 3d qui peut affecter les dauphins.

C'est à Tumbes, au nord de Piura que la compagnie de prospection gazéifère et pétrolière BPZ exploite ce procédé pour obtenir des données sur les gisements de gaz et de pétrole.

Même si les sonars et ondes sonores utilisés par les compagnies semblent sans conséquence sur l'environnement, ils seraient au contraire à l'origine de la désorientation des dauphins et de leur décès. Selon une étude de 2003 menée par la Zoological Society of London sur les effets des sonars sous-marins, la formation de micro bulles d'oxygène dans le sang des dauphins  peut provoquer un syndrome de décompression, mettant à mal leur orientation et pouvant provoquer leur mort.

BPZ s'en défend et indique dans un communiqué du 11 avril que ses activités sont localisées à 500 km au nord de la province de Lambayeque, là où les dauphins échoués ont été retrouvés. De plus, BPZ indique que les échouages de 250 dauphins ont été observés le 6 février 2012, soit deux jours avant le début de ses opérations sismiques. De plus, BPZ précise que d'autres cas similaires ont été enregistrés au Brésil et dans plusieurs états des Etats-Unis.

Enfin, la compagnie d'exploration souligne que ses équipes n'ont trouvé aucun mammifère marin mort dans sa zone de prospection. Notons que les dauphins ne sont pas les seuls animaux marins affectés par ce procédé, il touche aussi les baleines, les tortues et les phoques.

Dans tous les cas, les Ministres de l'Environnement et de la Pêche du Pérou ont été  finalement convoqués le 10 avril pour fournir des informations quant au lien éventuel entre les causes de la mort des dauphins et des explorations pétrolières. Les ministres ont été également chargés de fournir des évaluations des risques sur la faune marine de la technologie Sismique 3D qui devrait être employée au large de toutes les côtes péruviennes. De nombreuses espèces d'animaux marins et plus de 20 000 dauphins seraient alors potentiellement menacés.

A ce titre, une enquête officielle, conduite par l'Instituto del Mar del Peru (IMARPE) a été ouverte pour tenter de déterminer les origines exactes de cette hécatombe. Trois mois après le premier échouage de centaines de dauphins, et alors que de nouveaux cadavres sont découverts chaque jour, il est temps que les autorités lèvent le voile sur cette tragédie.

Rappelons que début janvier 2012, une centaine de baleines-pilotes s'étaient échouées en Nouvelle-Zélande, sans que l'on en connaisse les raisons précises...

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3351_dauphi...

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24/04/2012

Offensive sans précédent contre l'une des dernières forêts primaires de Sumatra

A-Sumatran-orangutan-moth-008.jpgFin mars a eu lieu sur l’île de Sumatra une offensive sans précédentcontre l’une des dernières forêts primaires de la planète. Les cadavres calcinés de centaines d’orangs-outans, derniers représentants d’une espèce cousine qui ne comporte plus que quelques milliers d’individus, ont été signalés par les représentants des ONG sur le terrain. Les causes de cette tragédie sont, comme toujours, l’appât du gain d’un côté, et l’indifférence de l’autre. Tout d’abord, vendre le bois de la forêt pour le transformer en mouchoirs jetables, en cartons d’emballage, en livres, en meubles de jardin, puis remplacer la forêt par des plantations de palmier à huile, ingrédient-ersatz du savon Dove d’Unilever, de lapâte à tartiner Nutella de Ferrero et de très nombreux produits de supermarché. Enfin, contempler le désastre, lorsque, après quelques décennies, ces pratiques agro-industrielles auront érodé les sols fragiles, gorgé les nappes phréatiques de pesticides, transformant une région autrefois verdoyante en désert stérile.

Cependant, certains ne baissent pas les bras et ont décidé de mettre les entreprises devant leurs responsabilités. L’opération réussie de Greenpeace contre Nestlé et Sinas Mar, son fournisseur d’huile de palme indonésien, démarrée brutalement avec une vidéo extrêmement efficace, est encore dans toutes les mémoires. Greenpeace s’attaque maintenant au secteur très lucratif du bois et de ses dérivés : une à une,les multinationales consommatrices d’emballages (Kraft, Adidas, Danone, etc.) finissent par comprendre où se trouve leur intérêt… Mais, étrangement, un secteur semble résister à cette lame de fond : celui de l’édition. Ainsi, dans un document concis et fort instructif, l’on apprend que le groupe La Martinière, notre champion national du beau livre bien-pensant (La Terre vue du ciel, Yann Arthus-Bertrand, 1999) fait partie des coupables. Soyons justes : il n’est pas le seul. Les éditeurs anglo-saxons, sont, eux aussi, très bien représentés.

Ainsi donc, le petit monde de l’édition, bien au chaud dans l’atmosphère intellectuelle de ses cafés, de Saint-Germain-des-Près ou d’ailleurs, ne semble pas être tout à fait conscient de sa contribution majeure à la crise écologique mondiale. En cette fin de semaine, marquée en France par un rendez-vous démocratique d’importance, restons optimistes et lançons un appel à tous ceux chez qui l’envie de changer les choses est chevillée au corps : tirez donc la sonnette de tous ces grands éditeurs et demandez-leur des comptes ! S’ensuivront, n’en doutez pas, d’intéressantes discussions de haute volée sur l’impératif catégorique kantien.

 

David Bourguignon

 

Source 

 

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19/04/2012

La Namibie s'apprête à massacrer plus de 90 000 otaries

une-colonie-d-otaries-a-fourrure-en-namibie-credits-hans-hi.jpg 
Alors que de nombreux pays ont stoppé la chasse aux otaries, la Namibie continue d'autoriser chaque année un abattage des otaries à fourrure vivant au Cape Cross. Entre juillet et septembre, ce sont ainsi pas moins de 91.000 animaux qui vont être massacrés.

 

C'est un véritable massacre qui souille chaque année dès juillet le sable des plages de Namibie. A cette période, commence en effet dans le pays la campagne d'abattage des otaries à fourrure du Cape Cross. Une pratique qui déclenche régulièrement une vague d'indignation parmi les organisations de protection des animaux qui ne parviennent pourtant pas à l'enrayer. Chaque année, des centaines d'hommes se rendent ainsi sur les plages pour massacrer les otaries utilisant un procédé jugé particulièrement cruel et inadmissible. Ils rassemblent toutes les jeunes otaries sur la terre et les empêchent de rejoindre la mer. Lorsqu'elles tentent de s'enfuir, ils les poignardent alors à coups de couteau.

Des actes autorisés par le gouvernement qui fixe chaque année un quota de chasse : si rien n'est fait, ce sont ainsi 91.000 phoques qui seront abattus entre juillet et septembre 2012, dont la majorité ne sont que des bébés. La Namibie justifie ce massacre en prétendant que le trop grand nombre d'otaries menace l'industrie de la pêche locale. Un argument largement démenti depuis plusieurs années par les organisations dont le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW). En 2006, celui-ci expliquait ainsi "plusieurs études scientifiques, notamment celles qui émanent du Canada, démontrent que le déclin des réserves de poissons est essentiellement dû à la surpêche, et non à la prédation des phoques et otaries".

"L’abattage des otaries en Namibie est inutile et injustifié. Les pouvoirs publics namibiens n’ont pas l’ombre d’une preuve scientifique plausible qui permette de démontrer que ces populations d’otaries ont un impact négatif sur leurs réserves de poisson. En outre, les méthodes utilisées pour tuer les otaries sont d’une cruauté inacceptable et, de l’avis d’IFAW, n’accordent aucune attention aux problèmes de protection animale. IFAW demande instamment au gouvernement namibien de mettre un terme immédiatement à l’abattage des otaries", ajoutait Jason Bell-Leask, Directeur du bureau sud-africain d’IFAW. Mais le gouvernement est resté sourd à toutes les demandes.

Pour manifester contre cette pratique, des militants ont donc décidé cette année de lancer une campagne internationale de boycott visant toutes les industries clés de la Namibie. Une mesure destinée à faire pression sur le gouvernement et l'inciter à interdire la chasse à laquelle de nombreux pays ont mis fin depuis plus de vingt ans. De son côté, l'organisation Fourrure torture a décidé de mettre en place une pétition et invite chacun à se mobiliser pour faire arrêter le massacre.

Pour en savoir plus ou signer la pétition : www.chasse-aux-phoques.com

http://www.maxisciences.com/otarie/la-namibie-s-039-appre...

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16/04/2012

Lyuba, le bébé mammouth le mieux conservé au monde arrive à Hong Kong

Le corps de ce spécimen, âgé aujourd’hui de près de 40 000 ans, sera exposé entre le 12 avril et le 10 mai à Hong Kong, en Chine avant de rejoindre tour à tour de nombreux pays d’Asie jusqu’en 2013 (Crédit photo : Chinese BBC/Jinsong Chen)
 

Depuis le 12 avril, le petit mammouth Lyuba réside à Hong Kong. Il restera exposé durant un mois avant d’entamer un tour de l’Asie. L’occasion de redécouvrir ce spécimen préhistorique incroyablement bien conservé…

Peau et organes intacts, Lyuba est de loin le bébé mammouth le mieux conservé au monde. Le corps de ce spécimen, âgé aujourd’hui de près de 40.000 ans, sera exposé entre le 12 avril et le 10 mai à Hong Kong, en Chine avant de rejoindre tour à tour de nombreux pays d’Asie jusqu’en 2013. Lyuba demeurera tout au long de son séjour dans une chambre froide spéciale, permettant au public de l’admirer tout en le préservant des aléas du périple qui lui a été programmé.

Le petit mammouth femelle, mort à l’âge d’un mois, a été découvert en 2007 par un éleveur de rennes en Sibérie, près du fleuve Yuribei. Son corps d’environ 130 centimètres de long pour 85 centimètres de haut est en parfait état. Il ne manque que les ongles, une partie de la queue, son oreille droite et une partie de sa fourrure. Selon les scientifiques, ce mammifère de l’ère glaciaire serait mort après être tombé dans une étendue de boue. En effet, les résultats d’un scanner effectué sur le corps de Lyuba révèle un mélange d’argile et de sable obstruant sa trompe jusqu'à la trachée.

Les estimations établissent l’apparition des mammouths en Sibérie à 600.000 ans plus tôt. Les derniers représentants de l’espèce auraient quand à eux succombé il y a 3 .700 ans sur l’île de Wrangel. Les raisons de cette extinction restent encore débattues au sein de la communauté scientifique. Pour certains experts, les mammouths auraient été victimes du réchauffement climatiques, pour d’autres surtout de la chasse intensive pratiquée par les hommes préhistoriques.

Découvrez en images l’arrivée de Lyuba à Hong Kong sur Maxisciences

 

http://www.maxisciences.com/mammouth/lyuba-le-bebe-mammou...

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13/04/2012

Russie : des caméras cachées photographient des panthères extrêmement rares

arabashevskii a été photographié au sein de la réserve naturelle de Kedrovaya Pad, une ère protégée de 179 kilomètres carrés située à la frontière entre la Chine et la Corée du nord (Crédit photo : WWF-Russie / ISUNR)

 

Une étude menée sur les panthères de Chine en Extrême-Orient russe révèle des images inédites des félins capturées au moyen de caméras cachées. Un léger espoir pour les organisations environnementales qui surveillent l’évolution de cette population extrêmement menacée. 


Moins de 40 panthères de Chine, c'est tout ce qu'il resterait à l’état sauvage dans le monde entier de cette espèce considérée comme en voie critique d’extinction. L’ensemble de félins subsiste actuellement en Extrême-Orient russe mais les menaces qui pèsent sur eux sont omniprésentes. Pour surveiller de près l’évolution de la population, un projet d’expertise a donc été mené au cours des 6 dernières années incluant notamment l’utilisation d’appareils photos et caméras cachées.

L’étude a été conduite par des experts de différentes organisations et institutions regroupant la WWF-Russie, l'Institut de l’utilisation durable des ressources naturelles, et l’Académie des sciences de Russie. Le protocole a consisté à analyser les images et séquences vidéo de caméras dissimulées dans des réserves naturelles dont celle de Kedrovaya Pad, une aire protégée de 179 kilomètres carrés située à la frontière entre la Chine et la Corée du nord.

Grâce à ces données, les chercheurs ont pu étudier les panthères de Chine dans leur habitat naturel et récolter les informations nécessaires à l’élaboration d’une stratégie de conservation de l’espèce. Les images prises par les pièges photographiques révèlent une tendance plutôt positive au développement de la population de félins. Contre toutes attentes, celle-ci aurait tendance à croitre légèrement. Une des caméras cachées dans la zone d’évolution des panthères aurait ainsi capturé des clichés de huit individus différents.

Les panthères de Chine, également connues sous le nom de panthères de l’Amour se répartissent sur trois sites naturels le long du fleuve Amour à la frontière entre la Russie et la Chine. Cette sous-espèce de panthères bien qu’experte en matière de chasse et résistante au climat difficile de la région, reste extrêmement vulnérable aux activités humaines qui menacent son habitat. L’exploitation forestière, la conversion des terres au profit de l’agriculture et le braconnage ont réduit son territoire d’environ 80%.

Découvrez les photos de panthères de Chine capturées par les caméras cachées sur Maxisciences

 

http://www.maxisciences.com/panth%e8re-de-chine/russie-de...

17:27 Écrit par Junior dans le monde animal. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

Ivoire illégal : La BBC enquête sur le trafic en Chine

Un correspondant local de la BBC est parvenu à s’infiltrer dans le réseau de ventes illégales. Au final celui-ci s’est vu offrir de nombreux articles dont une défense exceptionnelle d’1,5 mètres de long (Crédit photo : Panorama BBC)
 

En dépit d'une interdiction aujourd’hui vieille de 23 ans sur le commerce international d'ivoire, les éléphants d’Afrique continuent à être abattus au prix de leurs précieuses défenses. L’équipe du programme Panorama de la BBC est allée enquêter au cœur du plus grand marché noir d’Ivoire, en Chine.

Bien qu’il soit le plus grand animal sur Terre, l’éléphant d’Afrique n’en est pas moins vulnérable. La cause de sa disparition : ses défenses en ivoires extrêmement convoitées par les braconniers.

Malgré la directive entrée en vigueur en 1989 interdisant le commerceinternational, la saisie d’ivoire illégal a battu son plein l’an passé. Les autorités africaines en charge de la protection des éléphants se confrontent en permanence avec les braconniers, en vain… Les dernières estimations sur de ces populations à risque révèlent une forte baisse de densité avec des milliers de spécimens tués chaque années.

Pour comprendre la cause de cette recrudescence du braconnage, l’équipe de journalistes du programme britannique Panorama de la BBC  est allée enquêter au cœur du plus grand marché noir d’ivoire : en Chine. Un de leur correspondant local est parvenu à s’infiltrer dans le réseau de ventes illégales sans attirer la suspicion des commerçants. Au final celui-ci s’est vu offrir de nombreux objets en ivoire ainsi que des défenses dont une pièce exceptionnelle d’1,5 mètres de long.

Vente d’ivoire légale en 2008 : une couverture idéale pour le trafic

L’intérêt accru des Chinois pour l’ivoire en Chine remonte à 2008, suite à une vente légale exceptionnelle, sur leur territoire et au Japon, de défenses provenant des stocks africains. Une initiative qui a non seulement élevé radicalement la demande mais qui a également fournit une couverture idéale au trafic. Actuellement, chaque magasin d’ivoire provenant de la vente de 2008, doit être officiellement enregistré auprès des autorités et chaque pièce doit présenter un certificat. Toutefois, le journaliste de la BBC est parvenu à obtenir de nombreux articles sans certification, et par conséquent d’origines douteuses.

Tom Milliken, directeur et acteurs des campagnes de lutte contre le commerce illégal d'ivoire, souligne à BBC nature : "En se rendant sur le marché à Kinshasa, nous avons estimé sur une journée un stock total d’ivoire provenant de plus de 200 éléphants différents". Esmond Martin Bradley, quant à lui chercheur et spécialiste sur le commerce des produits de la faune en voie de disparition développe : "Nous avons constaté à Guangzhou que 63% des articles n'ont pas l'identification correcte".
90% des personnes arrêtées en Afrique pour transporter illégalement de l’ivoire sont chinoises 

Actuellement la majorité de l’ivoire saisi dans les aéroports africains sont à destination de la Chine. "Quatre-vingt dix pour cent de toutes les personnes que nous avons arrêtés dans les aéroports transportant ivoire sont des Chinois" affirme Julius Kipng'etich, directeur du Kenya Wildlife Service. Dans un communiqué, le gouvernement chinois a récemment appuyé sa  "position ferme et cohérente en terme de lutte contre le commerce illégal d'ivoire" tout en rappelant que les possibles violations individuelles ne doivent pas être utilisées pour nier "les efforts et les progrès accomplis par la Chine". Toutefois, la protection des éléphants  requiert au delà de la lutte contre le braconnage africain, de véritables efforts pour démanteler le marché noir qui persiste à l’autre bout du monde sur le continent asiatique.


Découvrez les photos du reportage de BBC panorama sur Maxisciences.

 

http://www.maxisciences.com/%e9l%e9phant/ivoire-illegal-l...

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31/03/2012

Le blaireau, une espèce méconnue et menacée

En France, le blaireau est considéré comme une espère à préoccupation mineure alors qu'il est sérieusement menacé
 

Espèce méconnue bien qu'en danger de disparition, le blaireau est en France comme dans le reste de l'Europe menacé par la chasse comme par le trafic routier. Alors que sa population serait restreinte à 150.000 spécimens dans l'Hexagone, les défenseurs de l'environnement tentent de sensibiliser le public au danger qui pèse sur l'espèce.

Considéré en France comme une espèce faisant l'objet d'une préoccupation mineure, le blaireau est en Italie, comme aux Pays-Bas, en Belgique et au Luxembourg, inscrit sur la liste rouge en tant qu'espèce protégée. "Un scandale" pour l'Association pour la Protection des Animaux Sauvages (Aspas) et l'association Meles, qui étudie et tente de protéger les blaireaux.

Elles viennent ainsi de publier une brochure, baptisée Vive le blaireau !, dans laquelle est présentée "la vie secrète" d'une espèce menacée mais encore méconnue. L'Aspas et Meles dénoncent surtout la désinformation menée autour "du blaireau" en France alors qu'il est protégé dans de nombreux pays européens. L'espèce est victime du trafic routier mais aussi des chasseurs, qui les tuent "sous prétexte de garantir la santé publique ou par simple divertissement. Avec violence, avec acharnement, contre toute logique scientifique, mais avec l’appui des autorités", s'insurgent les défenseurs de l'environnement cités par Libération. Les blaireaux sont en effet tués en raison de la tuberculose bovine, une maladie qui touche pourtant peu ces mustélidés en France.

"Ce sont de véritables campagnes d’éradication du mustélidé qui ont lieu, sous prétexte de garantir la sécurité publique, alors que des études scientifiques ont démontré que non seulement la destruction de blaireaux n’enraye en rien la maladie, mais qu’au contraire, elle augmenterait l’incidence de la tuberculose bovine sur le cheptel bovin" affirme l'Aspas. Aujourd'hui, il resterait 150.000 blaireaux dans l'Hexagone. Les protecteurs de l'espèce entendent avec leur brochure sensibiliser public et autorités au sort d'un "animal fascinant et utile dans les écosystèmes où il est présent".

http://www.maxisciences.com/blaireau/le-blaireau-une-espe...

 

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"Les orangs-outans de Sumatra auront disparu d'ici la fin de l'année"


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Les incendies font rage dans la forêt indonésienne et ont déjà tué un tiers des orangs-outans de Sumatra. Et le sort des survivants ne serait pas plus rose puisque, selon certains écologistes, ceux-ci pourraient avoir disparu d'ici la fin de l'année.

© reuters.

La forêt Tripa, dans la province d'Aceh, rassemble la plus importante population au monde de cette espèce menacée. Au dernier décompte, on comptait encore environ 200 de ces orangs-outans, sur une population mondiale de 6.600.

Hélas, 12.000 des 60.000 hectares de la forêt sont partis en fumée depuis décembre, a expliqué Graham Usher de la Fondation pour un écosystème durable. Un désastre qu'il faut à nouveau attribuer aux entreprises d'huile de palme qui assèchent les marais afin d'y faire pousser leurs cultures.

Un total de 92 incendies ont été enregistrés entre le 19 et le 25 mars dans plusieurs plantations. "S'il y a une sécheresse prolongée et que le feu continue, les orangs-outans, mais aussi les tigres de Sumatra seront exterminés avant la fin de 2012" a-t-il ajouté.

Le nombre d'orangs-outans tués ces derniers mois pourrait être d'une centaine d'individus ou plus. Selon Ian Singleton, directeur du Programme de conservation des Orangs-outans de Sumatra, il reste moins de 200 orangs-outans sur Tripa, qui en comptait 3.000 au début des années 1990. "Il ne leur reste que quelques mois à vivre. Nous sommes en train d'assister à une tragédie mondiale". 

L'an dernier, le gouverneur de la province d'Aceh, Irwandi Yusuf, a accordé une licence à PT Kallista Alam, une entreprise d'huile de palme, afin de convertir 1.600 hectares de la forêt de Tripa, exactement là où vivent les orangs-outans,  les tigres et les ours. Difficile dans de telles conditions d'avoir encore un peu d'espoir pour ces espèces en danger.

Source:7s7.be

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28/03/2012

Kazakhstan : la découverte de 35 phoques morts inquiète

Un phoque de la Caspienne, espèce en danger (Crédits : I, Nanosanchez - Wikipédia)
 

Le ministère de l'Agriculture du Kazakhstan ainsi que des écologistes s'alarment du fort déclin de la population de phoques dans ce pays d'Asie centrale. Ce week-end, 35 animaux ont été retrouvés morts.

Espèce considérée comme en danger, les phoques de la Caspienne ont connu un déclin massif depuis 1930. Alors qu'ils étaient à cette époque plus d'un million, on ne compte aujourd'hui plus que quelques 110.000 de ces mammifères, soit une chute de 90%, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Mais loin de s'affaiblir, cette baisse semble aujourd'hui se renforcer notamment au Kazakhstan.

Le ministère de l'Agriculture du pays vient ainsi tout juste d'annoncer dans un communiqué : "au cours d'une inspection le 25 mars, 35 phoques ont été retrouvés morts sur le rivage" près de Baoutino, une ville portuaire dans le sud-ouest du Kazakhstan. "La population (de phoques) dans la mer Caspienne a récemment chuté. Cette baisse est due à des facteurs humains et des changements des conditions environnementales de l'habitat des phoques dans la Caspienne", a ajouté le ministère. En effet, les phoques sont aujourd'hui exposées à de multiples menaces auxquelles ils sont particulièrement vulnérables. 

L'hiver, ces mammifères migrent vers le Nord de la Caspienne pour mettre bas sur la glace peu épaisse de cette mer à l'écosystème fragile. Ils y sont alors menacés par des braconniers et des pêcheurs, ainsi que par le développement des activités de forage pétrolier. Un essor qui "inclut la construction d'îles artificielles dans la région où les mammifères mettent bas", précise Alexeï Knijnikov, de l'antenne russe du Fonds mondial pour la nature (WWF). D'où une destruction de leur habitat à l'origine de la baisse de cette population. 

"Cela se produit à chaque printemps, lorsque les animaux faibles meurent. Des dizaines et même des centaines sont morts ainsi au cours des dernières décennies", ajoute encore ce spécialiste. Désormais, les écologistes entendent donc bien faire entendre leur voix au Kazakhstan pour alerter de la situation et tenter d'enrayer le déclin de l'espèce.

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14:13 Écrit par Junior dans le monde animal. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |