05/06/2012

Un détecteur d'explosifs créé grâce aux antennes des papillons de nuit

Les antennes d'un papillon de nuit ont inspiré à des chercheurs du CNRS une technologie permettant de détecteur des explosifs. Basée sur la structure nanométrique des organes sensoriels de l'insecte, elle serait aussi efficace que le flair des chiens.

 

Des chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ont développé un étonnant système de détection des explosifs, basé sur le modèle des antennes d'un papillonde nuit, le Bombyx du Murier. Dans un communiqué ils expliquent en effet s'être inspirés de la structure nanométrique des organes de l'insecte pour créer un "micro-levier en silicium".

Couvert de quelque 500.000 nanotubes de dioxyde de titane, ce dispositif s'avèrerait aussi efficace que le flair d'un chien spécialement entraîné pour repérer la présence d'explosifs. Il serait en mesure de détecter des concentrations de trinitrotoluène (TNT), un explosif notamment utilisé pour obtenir de l’amatol, mille fois plus faibles que ne le peuvent les systèmes aujourd'hui utilisés.

Mais le développement de cette technologie ne se limite pas à ce seul intérêt. Le système pourrait en effet être également appliqué à la détection de drogues, d'agents toxiques ou encore de polluants organiques. Pour l'heure, les chercheurs travaillent à l'élaboration d'un dispositif le plus simple à utiliser possible. Ils entendent à terme parvenir à concevoir un système "capable de reconnaître de manière spécifique le type d'explosif absorbé".

"En matière environnementale, ce dispositif bio-inspiré pourrait permettre de mesurer d'infimes traces de polluants tels que les composés organiques volatils, devenus un problème sanitaire majeur", souligne le CNRS.

http://www.maxisciences.com/explosif/un-detecteur-d-039-e...

19:27 Écrit par Junior dans le monde animal. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | |

Commentaires

Merci beaucoup pour cet article ! Je ne connaissais pas du tout :) Marie

Écrit par : urssaf cesu | 06/06/2012

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