06/05/2012

Des catastrophes naturelles à l'origine de la résurgence d’espèces disparues

Les catastrophes naturelles peuvent avoir de surprenantes conséquences positives, comme la résurgence de certains habitats naturels et des espèces disparues qu'ils abritaient. Un étrange phénomène expliqué par des chercheurs chiliens et américains l'ayant observé sur plusieurs plages chiliennes.

Les catastrophes naturelles ne sont pas toujours seulement dramatiques. Elles ont dans certains cas des effets positifs, affirme une équipe de chercheurs chiliens et américains. Parmi ces conséquences inattendues, la résurgence d'habitats et d’espèces considérées comme disparues. Dans leur étude publiée par PLoS One, les scientifiques expliquent avoir constaté ce phénomène au Chili, après un violent tremblement de terre de magnitude 8,8 suivi d'un tsunami, survenus le 27 février 2010.

Les chercheurs ont étudié les impacts de cette catastrophe sur les plages de la région frappée. "Comme prévu, nous avons vu une forte mortalité de la vie dans la zone de balancement des marées sur les plages et les rivages rocheux, mais la reprise écologique sur certains de nos sites a été remarquable" souligne Jenifer Dugan, une biologiste ayant participé à ces travaux. "Les plantes reviennent dans des endroits où il n'y a plus de végétation, autant que nous le savons, depuis longtemps. Le tremblement de terre a recréé des plages de sable disparues" précise-t-il cité par l'AFP.

Si les populations de petits poissons et de crustacés ont été dévastées par le tsunami, la catastrophe a eu pour effet d'étendre la surface de certaines plages en apportant du limon et en faisant émerger les fonds infralittoraux, ces parties du littoral presque constamment immergées à l'exception de leur frange supérieure émergeant parfois lors d'importantes marées basses de vives eaux. Après le tsunami du 27 janvier 2010, flore et faune disparues suite à la construction de digues sont réapparues très vite.

"Nous savions que les digues causaient le déclin des plages de sable fin et de la diversité biologique" affirme Eduardo Jaramillo, le principal auteur de l’étude qui selon lui "confirme et fait apparaître certains effets inattendus des tsunamis". Un phénomène "très important à prendre en compte car 80% des côtes du monde sont des plages de sable" souligne-t-il.

http://www.maxisciences.com/catastrophe-naturelle/des-cat...

08:28 Écrit par Junior dans Séisme | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

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