26/02/2012

Dormir huit heures, ce n'est pas naturel ?


dormir-huit-heures-ce-n-est-pas-naturel_77534_w460.jpgDormir une nuit complète de huit heures ne correspondrait à notre cycle naturel de sommeil selon une étude anglo-saxonne.

Une enquête scientifique, relayée par GMA

News, a livré la conclusion suivante :

dormir pendant huit heures d’affilée ne

serait pas quelque chose de naturel.


Deux chercheurs, Craig Koslofsky et Russell

Foster, qui collaborent avec la BBC, se sont

intéressés à des études antérieures menées

sur le sujet. Et plusieurs de ces dernières

révèlent un constat implacable : le

vraisommeil naturel correspond à quatre

heures puis réveil de deux heures pour finir avec un autre dodo de quatre

heures.


Au début des années 1990, selon la même source, un psychiatre a placé des

personnes 14 heures par jour dans un noir total pendant un mois. Résultat,

tous ces individus ont régulé de manière identique leur cycle de sommeil : ils

dorment quatre heures, se réveillent durant deux heures pour se recoucher

ensuite pendant encore quatre heures.


L'historien Roger Ekirch de Virginia Tech a publié aussi, en 2001, un article

fondamental sur la base de 16 années

de recherche, montrant des preuves historiques que l’on dormait les siècles

derniers de cette manière, avec cette interruption de deux heures.

On dort huit heures en continu à cause de la société industrielle

Mais que faisait-on durant ces deux heures ? Selon Ekirch, citée par la même

source, on priait, méditait, fumait, allait aux toilettes ou rendre visite aux

voisins. On avait aussi évidemment des relations sexuelles et ces deux heures

étaient même considérées comme le moment propice.


Mais d’où vient alors cette règle de la nuit complètede huit heures que l'on

croyait intangible.

Ce cycle continu, sans interruption, est né tout simplement avec l’apparition

de la lumière artificielle et du développement de la société industrielle qui a

imposé des horaires de travail strictes au XIXe siècle à la majorité de la

population.


Le problème est qu'un nombre incalculable de personnes ont subi, et

subissent encore aujourd’hui, ce changement de rythme : apparition des

phénomènes d’anxiété nocturne, des maladies d’insomnies avec

l’envahissement des anxiolytiques en accessoire.

 

Source: Gentside

16:02 Écrit par Junior dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

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